agalma
ce terme du dictionnaire mérite attention. Il renvoie donc à la brillance phallique de l’objet a, soit encore à tout un dispositif ici de reflet où le phallus ne brille que par la présence obscure de l’objet a. Notons comment Freud interprétant la scène phallique de l’homme aux loups, justement comme phallique, introduit cet étrange déplacement d’une certaine brillance nasale. L’imaginaire se saisit de cette brillance pour y lire la présence de ce qui justement est hors présence, inter-dit. La simple écriture S1-$<>@-S2 fait jouer ce leurre de l’imaginaire entre une présentification hystérique S1 et une présentification obsessionnelle S2, c’est le jeu névrotique du fantasme où dans le champ de l’amour imaginaire les variations de reflets portent l’angoisse d’une absence de support, le mot manque et la jouissance phallique se trouve renvoyée à un ouvert qui l’absorbe et l’infinitise, comme Autrejouir de facto mortel.
La dérive du sens du côté de l’agalmata suppose un calculable de @ où nous reconnaissons le pôle S2, un savoir sur la jouissance et une instrumentation commerciale de l’objet, y compris la marchandisation du langage. C’est sans doute à quoi est vouée cette notion, en achever la fermeture grâce au discours addictique, celui du capitalisme, de sorte que , dans le monde des signes, l’objet se trouve intégré dans la chaîne parlée, vouant tout objet au virtuel de sa nature, à une existence de fiction.
Le grec dit objet dont on se pare ou dont on s’énorgueillit, ornement, parure, ouvrage travaillé avec art, offert à un dieu et placé dans son temple, statue, image même informe
il dit aussi, agalmatophoreo, avoir en soi, se représenter l’image de quelque chose
Tout ceci est à reprendre du point de vue de la question du transfert et donc de la passe et de la réécriture nodale
Mais l’agalma dans sa dimension de brillance phallique peut servir d’appui pour éclairer la clinique de la vie quotidienne. Il n’est pas mauvais pour cela d’avoir à l’esprit le schéma optique comme reflet de reflet où la brillance viendrait de la double réflexion sphérique puis spéculaire, nous avons là un point d’appui solide pour parler de l’éclat du regard justement
Si Lacan a pu regretter l’absence de perversion nouvelle, on peut se demander s’il n’y a pas là l’indication d’une sorte de clôture clinique, et donc la nécessité de pouvoir décliner la psychopathia sexualis selon un mode structurel, une combinatoire et donc une sorte de génétisme des fantasmes. Tenons que notre patient se situait en un lieu de carrefour indifférent dont pourtant la matrice visait une sorte d’universel
à cet aspect en tableau il conviendrait de joindre un relativisme de cas qui impliquerait la lecture de chaque autre cas à partir d’une case. Ceci est bien sûr invite à chacun à y poursuivre de son mot
Il semble possible d’interroger cette formalisation clinique du point de vue de l’inscription fantasmatique dans la structure, c’est à dire de l’écriture même de la structure et de ses symptômes. Ceci pose tout autant un troisième axe de coordonnées selon cette fois justement ces dits symptômes.
Le quadrillage du sujet est une photo d’espace temps dans une dynamique dont la forme chaotique suppose justement de privilégier, à l’opposé, les instants ponctuels, cette microclinique qui est celle de l’élémentaire, sur le mode des phénomènes élémentaires dans la psychose, auxquelles on pourrait joindre et les phénomènes psycho-somatiques et les élémentaires des moments propres aux zones de passage dont l’adolescence comme geste suspendu incongru