Tarnac’s church
Le village de Tarnac offre dans un bout du monde l’existence surprenante d’une multiplicité de grandes demeures habitées, de deux chênes historiques et d’une église originaire, mousseuse, qui abrite un lion romain et diverses décorations baroques certes en très mauvais état mais témoignant d’une occupation festive du lieu, peut être avant que justement la révolution attestée par l’arborescence vienne déplacer tout ça, quelque Léa dissimulée sous une vierge saint-sulpicienne, la poussière recouvre tout cela au point qu’on pourrait presque ne pas voir une série de petits tableaux un peu sombres qui surplombent le classique chemin de croix, il s’agit d’une histoire ancienne du temps de l’arbitraire royal, l’arrestation d’un universitaire qui loin de demeurer dans les espaces convenus était venu se réfugier dans ces lieux avec quelques collègues pour réfléchir, auteur d’un petit livret « sur l’état déplorable du royaume livré aux grands argentiers et sur les moyens d’y répondre», la police royale était venue le saisir un matin à l’aube pour l’embastiller de nombreuses années, sans pouvoir l’accuser de quoique ce soit en particulier d’avoir essayer de renverser la malle poste de Limoges par quelque arbre abattu, il aurait été présent selon le marquis en Bastille lorsque le peuple détruisit ce symbole d’un pouvoir dont nous gardons le souvenir effrayé