RTN ou NTR
la question n’aurait de sens que dans le cadre de l’explicitation de la sourate «il n’y a de résistance que de l’analyste», résistance qui serait celle qui ne voudrait rien entendre à ce qui serait le moteur même de l’analyse, l’amour, à quoi tout silence immanquablement répond comme arrêt de la parole prise dans la libre association, l’amour certes mais aussi la pulsion, ce qui est ce réel à quoi la parole justement manque, un manque qui ne serait même plus soutenu par l’amour, c’est une des composantes que reconnait Freud, la résistance de la compulsion de répétition qui borde l’invention du réel de fin de cure , qui serait fait de structure d’avantage que la résistance du symptôme et le besoin de punition , il serait sans doute plus facile d’argumenter sur l’innovation thérapeutique qui chercherait à construire le semblant du manque dont l’effet imaginaire ne dure qu’au terme du semblant démasqué, pourtant il y a de l’invention qui ne consiste cependant qu’à la sorcière qui l’inspire sinon océanisme garanti, hors du leurre imaginaire la RTN exprime l’actif de la pulsion de mort dénudée par l’usure de l’imaginaire, de sorte que le sujet se trouverait pris entre la mort et l’exigence d’invention structurale, nous sommes comme dans le panthéon bouddhique au seuil d’une lutte entre les démons et les gardiens du temple, et ici c’est le temple qui est justement menacé, au point qu’au seuil au moins phobique le sujet fasse appel à la jouissance masochiste conférant à l’analyste non pas une place sadique mais bien celle de l’instrument par contrat de ce masochisme même, ce jeu basal d’une fantasmagorie sans errance semble certes signer une relation d’objet non inscrite mais tout autant une écriture élémentaire de toute relation d’objet, ce dont le négativisme freudien d’une inertie quasi matérielle ne rend pas compte, il faut donc s’y prendre autrement et découper le chemin selon des pôles logiquement enchaînés, ce dont part la pulsion même comme rythmos qui crache le réel en éclipse selon une répétition plus ou moins ordonnée dont le transfert infléchit la course vers cette origine non vocalisable, qu’atteste une présence , un désir topo-logique qui interprète à travers la fiction romanesque, vers l’objet perdu excentrique et interne, bienveillance sauvage qui ne cède au sexuel de la mort
quelque chose résiste dont on comprend qu’il puisse prendre les échos d’un Sacher Masoch, fantasme basal où l’objet phobique viendrait se localiser en un texte minutieusement déployé autour d’une scène identique, réglée où gît une jouissance froide qui met certes en échec le sujet supposé savoir mais tout autant le semblant de @, c’est bien de l’objet réel de l’analyste dont il s’agit, but minimal obstiné aux vertus narcotiques au service de quoi toute énergie est consacrée, sorte de religion singulière qui se referme sur la cure pour célébrer justement le silence, en tant que le silence ici ne ferait pas scansion mais bien absence radicale vis à vis de l’inscription dans la parole qui fait sujet et objet, sorte de semblance en creux où l’être de l’analyste viendrait choir au seuil de son propre décès en tant qu’analyste justement, de ce point de vue la RTN est radicalement la mise en cause de la parole même, le refus basal de toute articulation du rythmos dans l’espace du signifiant, mais il s’agit tout autant d’un dernier leurre qui protège de l’enveloppement de la vie qui court selon la chaîne polysémique des désirs.
autant l’analyste sera réduit à l’agent de la douleur d’être, autant il sera cette angoisse dénudée face au réel, dont le sujet pourrait se défendre de jouir de le voir ainsi incarné
ainsi viendrait s’inscrire comme une commune impasse, une commune impuissance dans le miroir noir de la mélancolie où brille la fantaisie funèbre d’une traversée spéculaire
Le miroir noir ou miroir de Claude Lorrain est un petit miroir à la surface légèrement convexe et teinté d'une couleur sombre, il a pour fonction de présenter le sujet à traiter isolé de son environnement et de dissoudre les tonalités du modèle permettant ainsi une rapide détermination d'un cadrage optimal et d'une palette.
"La personne l'utilisant doit tourner le dos au sujet considéré. Le miroir doit être tenu suspendu par la partie supérieure de son boîtier que l'on réorientera un petit peu vers la droite ou bien vers la gauche selon qu'il est nécessaire, ceci tout en se protégeant le visage de la lumière du soleil."
revoilà notre schéma optique, version Méduse, ce détachement du fantasme d’un coup sec du stylet