épuisement
(verschiebung )
En guise d’introduction à la question de la négation portant sur le signifiant (dénégation, déni, forclusion) je voudrais renvoyer à un terme peu usité
je fais référence à ce que nous dit Lacan dans sa leçon du 3 fevrier 1960, il y indique que la Chose est soumise à une verdrangung dans l’art, une verschiebung dans la religion et une verwerfung dans la science. refoulement, épuisement, décoloration, amourachement et finalement forclusion de la Chose. Il nous dit que la science pose la Chose et n’en fait pas état, de sorte qu’in fine c’est bien la Chose elle même qui vient occuper le devant énigmatique de la Théorie, en physique donc; ce point me semble homogène, analogique au sens iconique à ce qu’implique la théorie du signifiant, cette présence de la Chose comme stigmate de l’être , et donc il y aurait à pousser plus avant les conséquences d’une inscription homogène de la théorie du signifiant et de la théorie physique quant au réel, quant à des notions de localisation topologique, mais aussi de dynamique des structures en cause puisque nous sommes au point où il me semblerait nécessaire de pouvoir avancer sur le plan de la modélisation forte au delà du point où Lacan a pu nous laisser, à savoir la nécessité de faire enfin converger la théorie des surfaces et la théorie des noeuds comme dynamique des surfaces “plastiques”
qu’en pensez vous? j’ajoute que le simple terme de verschiebung qui m’a semblé inusité pose déjà pas mal de question , sans considérations topologiques, du point de vue du falling in love, dans ce rapprochement avec la religion, dès lors que l’ordinaire du réglage se ferait plutôt du côté du refoulement névrotique, l’énamouration, ou de la forclusion passionnelle; il est vrai aussi que Lacan pose cette affaire en introduction de la question de la courtoisie amoureuse
je forge un concept celui de vorstellungrepräsentant verschiebung,
verschieb, décalage déplacement manoeuvre ajournement atermoiement
faire coulisser, faire le trafic clandestin, reculer, retarder, remettre à plus tard
ce verschiebung du signifiant demande à être dialectisé avec verwerfung, verneinung, verlungung,
le terme d’erschiebben (que nous propose Jean Claude Tartas) nécessairement interfère pour une oreille allemande, fusiller, passer par les armes ,se bruler la cervelle
il y a visiblement quelque chose en intention qui doit se croiser avec l’extension
Le verbe est:ERSCHIESSEN ou ERSCHIEBEN où B=SS et erschieben est plutôt du coté du glissement ,ce qui est aussi une notion intéressante ,notamment du coté du glissement de sens,qui est une des formes des phénomènes qui établissent le langage en permanence c'est toujours en train de se faire. Il est vrai que la méthode la plus radicale et la plus courante est la coupure, notamment de la terminaison du mot ,ainsi ce qui reste des déclinaisons latines dans le français et ceci très précocement.
Erschieben donc plus exactement, glissement, glissement du signifiant, laisser glisser ou couper? localiser la lettre, objectiver un sens, mettre un terme à ce qui ne cesse cependant de ne pas finir, un terme cependant vient où le signifiant du manque en l’Autre vient à ponctuer le sujet supposé savoir, le clore, sinon le forclore, desêtre alors sans aucun doute qui ouvre à la mélancolie du semblant de @. Notons que cette ponctuation pourrait être consistante à la découpe du tore qui le défait, ce qui n’est pas la même chose que le passage à la bouteille de Klein où s’active un tout autre réel qui n’est plus l’automaton du désenchantement. Question alors de topologie et de pratique de l’interprétation, quelle est l’écriture nodale de cette passe?Posons en tout cas la verschiebung comme l’opération signifiante qui pourrait y être associée