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rêve de transfert, transfert du rêve

rêve de transfert, transfert du rêve

 

Tout rêve est de transfert, il n’existe que dans la prise au sens qui est son récit, sa perte aussi puisque son ombilic est ce réel exclu qui l’anime, l’interprétation est de fait toute phallique, orientant l’affaire vers la signification à donner  à  l’organisation oedipienne de l’amour, cette distinction public/privé qui n’est bien sûr pas de mise dans le système capitaliste et non plus dans la logique inconsciente, ce qui nécessite  quelques distinctions, reste donc l’énigme du rêve matrice, celui de l’injection faite à Irma qui invente la psychanalyse pour un lecteur représentatif d’un savoir à chaque fois subverti, Freud lui même, puis Anzieu, puis Lacan, puis nous même joycisé par la polyvocité des sujets au delà du spéculaire

le chien surgit dans son ordinaire affectif et à l’étonnement qu’il soit mort sans le savoir répond le témoin muet, ne le sais-tu pas pour toi même et que sais tu si tu sais cela?

Il figurera donc dans le rêve, dans la blancheur de la toile qui hésiterait et souligne la bifurcation du lit au tableau ou l’inverse, ironique remarque sur le retour fantasmatique, qui tout autant se souligne de la chaleur qui perce à travers le drap tendu au soleil, pur tremblement sur une image sans contour, un moindre mal visible pour un environnement de jeux d’ombres et de couleurs, le rouge vient au blanc souligner le vivant qui, surprise, sourd depuis l’extrémité ouverte dans le mouvement mécanique des bulles translucides, quelque chose est dénudé, ouvert, l’entaille livre le fermé à sa présence, l’ensemble a une consistance réelle, elle est objet du tableau, au creux de toile du lit, le corps respire et saigne au contact corporel, la recherche inconsciente est logique, physique, érotique, il y a aussi un coquelicot au milieu des champs, un chien mort comme une partie de soi, une mélancolie de fatalité,  la parole est faible pour dire ces flux tensionnels, ce qui est défense imaginaire pour préserver l’émoi du dispositif, le recouvrement des champs, fantasme d’un sens à priori et vérifié par l’impondérable, le subit, fantasme en retour d’un point différent de l’ordinaire du lien

et dans le monde du phénomène , enfin le nain revient, la politique est une belle distraction de l’être, et son lot de viande et de bouchère

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