régression, fixation, répétition
S’il nous prend fantaisie de chercher chez ALI et laplanchepontalis régression puisque la relecture du Moi y invite sans cesse, il est notable qu’il y a quelque carence devinez où d’ailleurs! Qu’importe... puisque nous avons dans le mouvement un crocodile dans les pattes et qu’il semble bien difficile à lui coincer la gueule avec une trique topologique. Il est question aussi de la hachure du sommeil et de la confrontation avec le mur de peinture qui ironise de ses projections . Cet invisible qui souffle et auquel l’interview de Melman donne une couleur mi ironique mi mélancolique.
Parce qu’après tout le Maître porte toujours la psychanalyse à son silence dogmatique et s’il fut question de raison d’Associer cela ne protège guère de l’ennui, à Maître hystérique, élèves sauvages, mais c’est une autre Hystoire. Ce que le maître enseigne, fusse un non-savoir, institue une exclusion de fait qui va poser le sujet articulé à son fantasme logique dans les dessous, ce qui s’inverse chez l’analyste. Avec l’hystérique ou l’obsessionnel on peut toujours s’arranger quitte à noyer tout çà dans la sauce commune qui capitalise l’échec justement de la psychanalyse. Entre la raison et l’enthousiasme obligatoire, il y a quelque marge.
Au «je pense donc je suis» qui construit la raison du sujet moderne vient s’ajouter le logique exclusive d’être ou de penser, je vous écoute, j’ouis ce que vous ne dites. C’est bien embêtant de ne pouvoir ainsi se reposer sur ses deux oreilles et de quelque sourate ou concept robotique noyer le poisson de la question. penser<>être justement, selon quoi les quatre pôles des discours viennent se croiser, faisant ainsi tourner l’incertitude du conclusif qui pourtant progresse dans la coupure du dire, laissant glisser de séances en séances MA et HU le signifiant selon l’incertitude qui n’est d’hésitation mais de structure. L’éveil tient à la chose exclue de la représentation et du langage, mais dont un nouage questionne l’éviction de l’origine. Après tout le schema freudien commence par une topologie excentrique d’aspect faussement linéaire.
Ce qui rend la science parfaitement inopérante mais nécessaire comme la vérité mi-dite en écho. Pas sans savoir justement sans qu’aucun contenu fut-il analytique puisse venir forclos le sujet justement qui y erre, étant d’ailleurs polysémique d’être défait topiquement de ce Moi qui le ravit tant à la vérité qu’au savoir. Puisque les neuro-sciences ont gagné le terrain laissé libre par la désaffection scientifique de la psychanalyse, il n’est plus qu’à boucler la question laissée libre de l’orée du langage.
Point cependant ce qu’une séance de psychanalyse viendrait à démontrer c’est qu’à cette adresse formulée d’amour, de savoir, d’ordre, va répondre une absence radicale dont l’impératif sera alors sans médiation, puisqu’il n’y a plus aucune totalité à quoi l’Ecole voudrait pourvoir. @ en position de S1 trouve en la gorge d’Irma l’impasse imaginaire, horreur simple qui forge l’image conforme et le dire adéquat, quitte à promouvoir une esthétique de l’horrible dont se nourrit le spectacle. Ce que le toxicomane sait très bien cependant d’être en première ligne de consommation du virtuel, lui qui s’est voué à la quête d’une jouissance qui ne serait pas du semblant, d’y fonder un savoir y faire qui voudrait doubler la systématique sadienne en portant en première ligne l’extrait de cet objet distillé au lieu de l’autre.
hors corps donc, désarrimé des terres tout autant et selon un impératif parfaitement matériel où aucun Autre viendrait symboliser ce réel.
J’étais dans les ténèbres et en sûreté
Quand je sortis déguisée par l’escalier secret,
Oh! l’heureux sort!
J’étais dans les ténèbres et en cachette,
Tandis que ma demeure était déjà en paix.
Quand le souffle provenant du fort
Soulevait déjà sa chevelure,
De sa douce main
Posée sur mon cou il me blessait,
Et tous mes sens furent suspendus.
Chez Jean de la Croix on est bien sûr dans la bordure du discours théologique. La question se pose du côté du Viva la Muerte de Daesh.
Point en tout cas de terme autre que d’accepter cet effet de structure qui borde les génésiques de surfaces, au mieux un espace mythique , ce à quoi s’emploie Freud en vain avec son Totem et Moïse. Après Oedipe qui s’use comme le reste sauf d’être comme l’interprétation RSIique, hic! tout autant. C’est quand même un progrès par rapport à la Génèse qui se limite à un listing de termes d’opposition, ne notant pas que la différence est justement le tiers de la structure qui soutient l’im-possible du réel. Ce que la Vraie Religion affirme étrangement , trinitaire comme quoi il faut Joyce pour du sinthome noter l’issue singulière. Modèle qui questionne le sinthome de l’analyste , son dé-lire qui s’écrit sans cesse. Qui s’écrit pour masquer les cris de la Mère qui ne plaisante pas avec son bambin, parce qu’aussi derrière le mythe d’Oedipe il y a ce qui se passe avant dans le mythe et ce n’est pas triste, autant que les Atrides d’ailleurs. Comme quoi l’imaginaire n’est pas toujours bluette. In fine Lacan revient au tore qu’il noue borroméennement, qu’il retourne même faisant apparaître justement la trique qui tient la mâchoire à distance autrement que comme la traversée extatique promise aux passants éblouis, initiation d’ailleurs plus qu’autre chose qui décrit après la machinerie du grand guignol
Le sujet va se sentir justement un peu étriqué dans ce nouage. Il va vouloir de grands espaces, c’est à dire des modalités du pire qui viendraient le libérer fraternellement de toutes ces contraintes d’identité et de limitation fantasmatique alors qu’après tout son corps est devenu open radicalement à une consommation infinie cataloguée. Il n’y a plus que la police pour contenir ce joli monde prêt à s’étriper chaleureusement et on conçoit que les petites têtes blondes puissent en venir à s’amouracher des tueurs en noir ou en n’importe quelle autre couleur qui bouleversent les frontières. Des gens sérieux qui savent retourner un type en lui enroulant les tripes autour d’une trique justement comme du temps où les païens pouvaient faire pour essayer de traiter cette folie de l’Un qui ravageait le subtile dialogue du parlêtre avec le bruissement des dieux, idem pour la Révolution française et celle d’Octobre, etc...