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Ce nuage à côté de toi

Ce nuage à côté de toi

 

Le work in progress qui associe Florence Vanoli, Jean Luc Ollivier, Roxane Brumachon, Victor Moze est à la fois intéressant et original puisqu’il tente la mise en scène d’un texte où le jeu d’identité des locuteurs possibles est directement soumis à la polysémie propre au sujet. Préambule du metteur en scène, jeu, échange avec les spectateurs. Ce découpage est à l’évidence inséparable de ce travail. Quelqu’un parle de son rapport à l’amour, au désir. Il s’adresse sans doute à quelqu’un. Il peut y avoir deux personnages, c’est possible. Un homme et une femme, c’est possible. Ce n’est pas très sûr car il s’agit plutôt d’une polyphonie de sorte que les attributions de texte à l’un ou à l’autre demeurent problématiques. Après tout s’agit-il de donner à voir deux corps et deux voix pris dans les affres de l’amour ou du désamour? Il est manifeste qu’il y a déjà de manière formelle quatre personnages que l’on retrouve d’ailleurs à la fin sur le plateau, le couple d’acteurs et le couple auteure/ metteur en scène. A quatre on commence à y voir plus clair du moins dans une certaine projection imaginaire de cette affaire où il y a toujours trois personnes dans le jeu oedipien. Mais nous ne sommes pas dans la représentation classique, le moi a filé dans l’@rencontre avec ce qui fait sujet, comme dans le gorge d’Irma, il y a beaucoup de monde, selon la logique du fantasme qui cherche l’objet@ à travers les semblances du phallus. Et du monde il y en a , le reflet de ce texte dans les esprits spectateurs qui , de fait, se trouvent mis en scène. Donc finalement un jeu à quatre qui refuse le frontal du théatre classique pour une dispersion des spect-acteurs dans l’espace scénique. De sorte que là aussi la tentative de vectoriser ceci sur un jeu d’images et de musiques échoue à contenir l’excès du texte. On peut songer à  Répons, de Pierre Boulez, où il est question de mettre radicalement en cause l’objet fini et reproductible, c’est au contraire une forme ouverte. vingt-quatre instrumentistes – et le chef – occupent une position centrale autour de laquelle le public est réparti ; « les six solistes, placés aux sommets d'un hexagone derrière le public, disposent chacun d'un magnétophone diffusant un enregistrement préalablement réalisé en studio, et les sons produits par leurs instruments (glockenspiel, vibraphone, deux pianos, cymbalum et harpe) sont traités en temps réel par un processeur, la machine 4X, et réinjectés dans des haut-parleurs. Ce dispositif électronique permet un enrichissement spectral des sons originels (par démultiplication des harmoniques) et, par effet d'écho, engendre des rythmes complexes.»

www.youtube.com/watch?v=NK3YoFSQp08

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