que reste-t-il de la structure?
Il semble que le structuralisme a passé de mode et de raison mais au profit de quoi? si le structuralisme est dogmatiquement déconstruit, que reste-il de la structure? que reste-il du lacanisme? ainsi pourrait s’interroger la référence levi straussienne tout au long du séminaire de Lacan
Si l'on réfute la notion de Symbolique comme distincte de l'Imaginaire et du Réel que peut-il rester du Structuralisme?
C'est la domination de la pensée anglo-saxonne qui s'impose.
Rousseau qui a tant inspiré Levi Strauss s'était déjà radicalement opposé à la conception de Hobbes pour qui le Social était " naturel".
Reprenant l'intuition de La Boetie il considérait que la survenue du Social c'est à dire en fait du langage était une rupture définitive avec l'ordre naturel.
Il y a deux versants à la question, une pratique qui serait celle de la situation de la psychanalyse en 2013, on peut penser que le millerisme a achevé la pente de rigidité dogmatique amorcée avec les cahiers pour l’analyse, l’impression par ailleurs que la pensée BHL-Onfray a achevé l’universel du prêt à penser cognitif
l’autre versant serait intrinséque (mais peut-on disjoindre les deux versants?) et là effectivement la pensée binaire du signe arrive avec sa naturalité, le parlé singe eugénique et utilitaire. Difficile de ne pas rester théologien négatif sous peine de voir l’Autre désarrimé livrer le monde phénoménal à la marchandise
il reste malgré tout la question du formalisme inhibiteur de la polysémie et volontiers iconoclaste, c’est aussi et toujours la question d’une topologie schématique qui ne part pas du différentiel local mais plutôt des figures platoniciennes révélées