Patience de l'image
Peut être eut il mieux valu parler du meurtre de l’image, de l’iconoclastie généralisée derrière le mur d’images, mais cette notion même demanderait à être sous tendue avec celle du processus de constitution de l’image, lui même associé à un faisceau de processus qui en constitue la portance; l’opérateur Manet a permis de situer une coupure épistémologique comme semblant d’un Nom ce qui, bien sûr , disjoint d’une heroïsation nominale des coupures; après tout le nom d’un parlêtre psychotique ne vient que dans l’après coup, lorsque mort du sujet et délire ont posé les termes d’une réparation; la révolution du langage pictural recoupe celle du poétique, de la psychanalyse et de la science; il y a nécessairement des phénomènes de sympathie et d’interférence; il y a tout autant une rupture qui s'effectue dès lors que la langue se constitue en savoir; le modèle n’est pas un linéaire avec paliers successifs mais bien un séparé d’avec le lisible antérieur ; la révolution picturale est un passage formidable qui s’achève dans le jeu d’école, de numérisation, de reproductible; d’abord l’invention puis les universitaires et la stérilisation du processus comme fantôme famélique; il y eut le cinéma et puis Langlois qui tente de faire œuvre de fragments, qui s’effacent et puis les écoles de cinéma et des films infiniment disponibles et de ce fait parfaitement invisibles puis séparés de leurs conditions ponctuelles et frénétiques d’apparition; de même de l’espace muséal qui expose l’effet de masse des images, la rétrospective de Manet signe non seulement la localisation morte de la coupure mais aussi la mort de toute coupure à venir dans ce processus; lorsque le système Langlois meurt, c’est avec lui que disparaît la boutique Ben d’une encore possible présence du cinéma dans la vie; la question se pose à la mort de Lacan et de manière générale lorsque meurt le dernier séminariste de notre modernité, qui s’achève comme généralisation d’une évidence des signes; le tournant de la quantique est il achevé dans l’universel du sujet statistique? une certaine pagaille dans le bricolage des choses trouve un terme dans le lissage ordonné des éléments; un processus ne peut se poser comme subverti qu’au titre d’un interchamp hétérogène qui est celui des interférences d’invention; dès lors que le connecteur universel peut se passer des singularités associatives, le sujet n’est effectivement plus nécessaire dans le monde des machines; le régime des champs n’avait de sens politique que dans le foisonnement des singularités interférentes; les effets de marge sont ils concevables dans un monde achevé? sans doute que l’hérésie n’est plus dialectique mais c’est l’ensemble du système qui glisse vers un désordre maximal dont une séquence est peut être du nouveau. il est possible que quelques réflexions théoriques soient utiles
on décrit une « cascade de doublements de période » pour décrire la transition entre un comportement périodique et un attracteur chaotique. Ce scénario est observé par exemple avec la suite logistique , qui est définie par récurrence par une application du segment [0, 1] dans lui-même :
Pour , le système possède un point fixe attractif, qui devient instable lorsque .où n = 0, 1, … dénote le temps discret, x l'unique variable dynamique, et un paramètre. La dynamique de cette application présente un comportement très différent selon la valeur du paramètre :
Lorsque le paramètre augmente, on obtient donc une succession de bifurcations entre les comportements périodiques et le chaos