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Orgueil et préjugés

Orgueil et préjugés

 

Jane Austin est finalement bien adaptée à ce croisement biographique où les fragments dissociatifs se combinent et se défont à grande vitesse. Le vaguement possible vient heurter de plein fouet l’évidence des codes rigides et l’inharmonie des petites traîtrises amicales. La brutalité des évitements est à la mesure comme toujours des enjeux spéculaires . Jeu à somme nulle où la non réciprocité implique une inertie moyenne sans autre but que de survivre dans son filet surdéterminé par des fils qui n'ont rien à voir avec une quelconque intention, encore moins avec l'infléchissement suppose lié à quelque action raisonnée. Aucun progrès, Oedipe topologue finit toujours les yeux crevés.  Pur mouvement voué au vide qui en constitue le centre et la force aveugle. Certes Austin nous propose une section sociale suspendue dans un idéal réducteur de sa propre idéalité, mais une fois acceptées les règles de déplacement, il est possible d’éprouver un certain plaisir à suivre ce jeu subtile de sentiments en une langue magnifique. Le plaisir de l’être, puisqu’il ne peut rien quant à son destin, se réduit à l’articulation la plus exacte et la plus directe possible de sa propre situation, ce qui demeure le minimum stylistique. L’espoir un peu mièvre, qui fait survivre, se réduit à interpréter au plus juste l’actualisation de sa propre équation entre beauté et fortune. Cette féminisation du semblant qui demeure le bas-fonds conservateur de la représentation . Vous voyez votre main ne point sortir de sa paralysie pour atteindre la convention de l’excellence qu’on vous montre et qui demeure une parfaite pétrification du représenté dans l’espace mimétique des choses nues, sans qu’il soit finalement justifié d’atteindre à cette excellence en soi mais parce qu’un pour soi moyen définirait l’invisible des choses dans le photographique. Vous continuez à programmer une ligne sans cesse sabotée par la contingence à quoi se réduit le fonctionnement de l’existence. Votre incessante curiosité des choses de l’esprit vous conduit sur les lignes de Williams à la froide construction factuelle. La poésie se tenant à un descriptif minimal où chute le ridicule de l’inspiration. Mais il faudrait ici recroiser quelque haute peinture anglaise dans le tremblement effrayé de quelque couleur juste comme une nature construite, pour que puisse circuler une robe aux seins hauts et se perdant dans une fluidité lisse du ventre, des cuisses et des fesses. Il pleut toujours. Le reste attendra. 

The over all picture is winter

Icy mountains

In the back ground the return

Seul l’anglais permet d’établir la juste distance avec Leaves of Glass de Whitman. Ce qui est aussi rendre justice à Pound. Donc regarder vraiment un tableau de Gainsborough. Peut être les Lumières sans couper le cou au Roy

la conversation

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