L’esprit de sérieux
Certes un enfant ne peut comprendre, je n’ai pas le temps de jouer, j’ai du travail, voilà que se déchire la psyché entre le witz inconscient et la circonvolution compulsive qui va en rendre compte. Étrange de supposer ce clivage au nom d’une pratique qui passe par Hans et l'ironie de Wolfson
A moins que le Dogme et la Certitude ne soit au principe de cette nouvelle pratique qui, confrontée à une clinique pas si nouvelle que ça mais coordonnée par d’autres paramètres ( mais les champs connexes impurs ne relèvent pas du corpus exégétique) pratique donc qui enfile des perles tandis que les barbares, pas comiques du tout, sont déjà installés dans les faubourgs de la ville musée. Faute de préserver ce dialogue fécond originaire de la bouche d’or et du psychanalyste voyageur, c’est bien l’universitaire qui a pris en main le sérieux de l’affaire et dès lors le différent, qui structurait une polémique utile dont le Seminaire pointait la haute nécessite, c’est bien d’un spéculaire mortifère dont s’alimente un champ désinvesti par l'invention . Qu’en l’occurrence le witz porte sur plusieurs dizaines de pages consacrées à Joyce, pose la réduction de pensée qui préside à la lecture. Mais après tout ne s’agit-il pas d’oeuvrer pour construire un tombeau.
" L'esprit de sérieux a une double caractéristique, qui consiste à considérer les valeurs comme des données transcendantes indépendantes de la subjectivité humaines et de transférer le caractére désirable de la structure ontologique des choses à leur simple constitution matérielle"
Sartre, l'Etre et le néant, Perspectives morales,