onphallisme
Le logophallisme excentrise l’onphallisme. C’est pourtant ce dernier point qui imaginarise le rapport imaginaire du parlêtre dans son rapport au langage. Il construit ainsi la semblance de ce qui fonde ce rapport, à savoir une identification avant tout au signifiant, l’Un dans l’Autre dans sa version theocentrée, de fait un quelconque qui ne se marque qu’au titre de sa répétition qui ne somme nullement cet Un de totalité. Ce signifiant quelconque est ce local ponctué qui n’est conçu que comme imaginaire, local de la chose de toute façon inlocalisable puisque le signifiant est avant tout pure différence. Le rapport à la chose s’en trouve de nature disjoint d’un écart . Ce constitutif de structure est ce don de la parole au lieu de l’Autre qui trouvera installation dans le langage ordinaire par ce manque en l’Autre qui atteste d’un scénario à la fois familial et social, avec cette distorsion constante entre deux espaces de représentations imaginaires qui règlent le fantasme comme ce par quoi l’excès de la jouissance Autre peut se tempérer de la scène oedipienne dans laquelle justement un père vient échouer à incarner cet Un dans l’Autre dont il joue le Nom pour le sujet, c’est ce point qui inscrit justement l’énigme de la différence sexuée comme porteuse du sens, de l’@sens du différent signifiant. Ceci n’est bien sûr possible que si le mythème s’établit autour du mystère de la différence sexuée, ce qui bien sûr n’est plus le cas lorsque le destin anatomique est posé comme être soumis à la régulation marchande. Le paradoxe de cette liberté nouvelle est qu’elle condamne le parlêtre à un rapport xénopathique à la langue qui de n’être que de communication n’en demeure pas moins logiquement structurée avec la même rigueur, mais il n’y a plus aucun scénario local pour venir permettre un narration. au contraire l’impératif de l’Un anonyme voudra que le sujet se dégage absolument de sa dette d’être parlant et se trouve soumis à un Idéal sans faille, nullement tempérable par la consistance d’un père. La fuite marchande échouant dans une accumulation du capital en lui même et vivant sa valeur d’usage va aboutir à une inaccessibilité de l’objet virtuel d’où une revendication sans borne et un choix d’un type de révolution qui n’étant plus contre un Père, sera celle du fascisme et de ses développements. L’humanisme qui est le culte phallique de Totem et Tabou ne sera plus de raison que celle de règlements tatillons , droits de l’homme sans preuve et gaz de combat du maître. C’est peut être le temps de la présence hallucinatoire du Un venant réguler magiquement les terreurs de chacun. La mythologie psychanalytique ( manque chez la femme, inexistence d’un référent inconscient de la femme, identification régressive par amour...) va fonctionner comme un récit psychologique qui ne rencontre plus la naïveté avertie de la bouche d’or. D’autant que la poésie qui était le dernier point de consistance du battement de la langue se trouve évacuée au profit de quelque boîte à rythme dont la pulsation se règle sur l’hypnose des foules. La liberté nouvelle d’avec la coupure du signifiant se traduit par ce glissement sans faille qui est un monde de l’imaginaire absolu d’où surgit le couteau de l’assassin comme unique représentant d’un père qui serait tout à fait immortel et débarrassé de toute dette vis à vis de qui que ce soit mais qui aurait le vertu d’offrir au parlêtre sa propre mort comme l’unique éclipse où il apparaît comme sujet. On peut concevoir que dans ce dispositif le choix de la névrose puisse sembler étrangement vivable, encore faut-il un lieu où cette névrose puisse se déployer.