21 janv 15
Cette anarchiste
En Corée du Sud (Songdo), en Chine (Tianjin Eco-City), en Arabie saoudite (King Abdullah Economic City)... Les concentrations urbaines constituent un élément central dans le management de l’humain, loin des zones africaines où le territoire naturel survit comme désert à la périphérie de bidonvilles qui encerclent l’espace propre de la ville
puisqu’incontrôlable autrement que par l’armée (par exemple à Rio ) ne peut convenir à la cyber gestion, elle-même organe de contenance du babil des classes dangereuses. Toute l'opposition à la constitution du camp rationnel est terroriste et implique un réseau fin de systèmes de surveillance et d’auto information. Il s’agit sans cesse d’affiner des données fournies par des caméras et autres détecteurs externes mais surtout par les usagers eux mêmes, sur la base des cartes à puce qui permettent en temps réel de connaître les déplacements de chacun, ses
vision
consommations diverses, ses connections internet... à la fois pour pouvoir distinguer les individus non homogènes et donc potentiellement terroristes mais aussi pour pouvoir modéliser les flux humains vers des destinations supposées choisies par chacun ou imposées par un ordinateur central ou et un pouvoir totalitaire. Qu’il s’agisse des villes nouvelles de Chine ou d’Arabie ou d’une mégapole libérale comme Londres, la différence est minime puisque reposant sur la différence entre une sujet suspect et un sujet intérieurement ordonné. Qu’un sujet se rende en un point poussé par le système ou croyant y être librement est une affaire de discours, là dessus la convergence Pékin Londres est constante puisque les individus sont de plus en plus les mêmes, walking dead. Sans aucun doute le monde du camp est l’avenir du final de l’espèce. http://www.ina.fr/video/I06277669 http://www.ina.fr/personnalites/michel-foucault/
Et la toile s’installe sur une idée paradjanovienne sans plan, dans le hasard des formes usées
Nous luttons pour le travail, la terre, un toit, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’indépendance, la liberté, la démocratie, la justice et la paix. Nous ne cesserons pas de nous battre avant d’avoir obtenu satisfaction et formé un gouvernement libre et démocratique pour notre pays. » Les termes de la première déclaration de la forêt Lacandone, rendue publique le 1er janvier 1994 dans le Sud- Est mexicain, sont sans équivoque. La résolution et l’évidence du propos renvoient au profil de l’organisation qui la signe, l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Une « armée » de quelques milliers d’Indiens mayas, munis ou non de véritables fusils, le visage souvent caché par un foulard ou un passe-montagne, et qui s’emparent de quatre localités importantes de l’Etat du Chiapas, le jour de l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena)
entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada ! Un autre monde était possible?
Lacan à Rome le 29 octobre 1974
«Si la religion triomphe, comme c’est le plus probable – je parle de la vraie religion, il n’y en a qu’une seule de vraie – si la religion triomphe, ce sera le signe que la psychanalyse a échoué» c’est dans sa nature, son im-pouvoir. Chaque analyste s’employant justement à peaufiner cet échec, se mondainisant de ne pouvoir tenir sa place. Après tout le discours du capitaliste veut ça d’offrir au pouvoir l’instrument de la psychanalyse mondialisée. Alors bien sûr ça prend la parole de tous côtés pour enseigner cette vérité enfin évidente, la religion du réel. Mais c’est déjà derrière tout ça, les choses vont trop vite pour même avoir l’air de penser. Une petite couche d’éthique et la science tourne à toute vitesse pour contrôler le vivant maintenant qu’il est tellement mal au point. L’astuce est de construire un dispositif de discours qui déparle absolument de façon à ce que ça ne lapsuse jamais, que ça soit toujours exact, calculé, parce que jusque là les médicaments pour les états d’âme, ça marchait pas trop. La psychanalyse a été mode du temps où Lacan tendait la parole aux extrêmes, maintenant tout ça s’est calmé. Maintenant l’angoisse a filé sous l’utilitaire. Elle ne signe plus que la disjonction du signe. C’est à dire que le comique est exclus. A preuve cette lamentable histoire blasphématoire qui va bien comme triomphe du Sens, religieux comme il convient. La nuance étant celle de savoir quelle religion sera au dessus du panier. Et après tout un Pape peut bien triompher de l’Islam. Notre François est bien de taille pour ça, lui qui n’est pas du tout obscurantiste comme le Panzer.