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les fastes du réel

les fastes du réel

 

du réel, il s’agit toujours de se défendre et pour cela il faudra le recouvrir d’un voile, symboliser l’imaginaire, imaginariser le symbolique, faire utopie, penser le pire comme ce qui du réel fera tombeau, même si c’est impossible, même si cette opération de couverture conduit au pire, sous le flambeau peut être du réel affirmé, pourquoi pas une pédagogie forclusive qui offre aux fidèles les charmes d’une mère dévorante dans ses oripeaux d’abondance, du père rien ou presque, ou sa forme muette et caricaturale, pas d’autre lieu que l’exil, et les récits terribles qui établissent un monde intelligible, océanique, transexuel, Freud résiste au charme de Jung qui pourtant lui offre les clefs de la ville éternelle, il reste dans ses embarras de trop père, les cures hystériques ne virent pas au pire, les per-versions ne sont pas universelles comme chez Catherine, bref il y a encore quelques longueurs pour que le père spermatozoïde demeure incarné, épatant et trouillard, et de fait tellement peu conforme à ce nouvel idéal d’un père qui n’aurait pas froid aux yeux, qui incesterait librement, qui nous libérerait de cette place incomplète de l’urverdrängt dont la conséquence est de relever la haine de son lit d’origine, mais cela limite une jouissance affreuse, celle qui s’appuyant sur la polysémie des fantasmes les rendraient opératoires à une satisfaction complète, et la fête finale pourra battre son plein jusqu’à ce que tout le monde y passe, encore faut-il de la haine faire un usage sensible, à l’encontre de l’amour qui est toujours religieux surtout lorsque le catholique baroque a cédé à la nuit

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