le sinthome de l’analyste
L’histoire de la psychanalyse est celle de la formation depuis Freud, et celle d’une question compacte chez Freud et dépliée chez Lacan, fin d’analyse et passe. La fin d’une analyse ne peut se résumer à la construction, certes fiction fondatrice de meilleure trempe que celle falsifiée de départ, mais il ne s’agit d’échanger un symptôme pour un autre mais bien d’en venir à cette place sinthomatique d’une nomination réelle. Le symbolique ne tient pas le coup et Joyce essaie de le tenir en saturant les trous d’une langue par les signifiants d’une autre
. Il a au moins la conséquence de la lettre, il n’est sans doute pas dans l’image comme Godard en indique la voie. Le sinthome de l’analyste est ce qui nombre le signifiant , le déplaçant non du côté d’un semblant de @, formule canonique des paramaîtres anonymes et multiples, mais bien ce par quoi il serait amené à dire du double lieu de la cure et de ce qu’il enseigne. A chaque fois est mis en jeu la singularité de son nouage, dans le dialogue psychanalytique, dans la pratique de la cure, avec à chaque fois le plus un du temps logique, public et jury, qui font institution.
et puis le temps du final vint, rendant toutes ces questions inutiles, vaines, même si la fantaisie du psychanalyste peinturluré poétique viendrait soutenir le final, c’est après tout une image classique