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le pohète assassiné

 

25 janv 15

 

Comme un rêve épuisé à faire sens, traversant le cauchemar du vivre, Federico au seuil , parmi les parques, sur fond de guerre civil, il fallait arracher son texte ultime aux ombres mortes pour retrouver le flux du vivant. Surtout pas d’espagnolade, effacer ce qui du texte et de l’image fera folklore, s’efforcer de tenir au poème qui se fout du sens, encore moins de savoir où est le cadavre, celui de Peguy ou du Christ. A partir de là les tenues noires vont indifférencier les femmes, toutes une, dans la figure d’une adresse au poète mort assassiné, Pasolini toujours, toutes identiques à cette vieille folle de leur futur qui est pourtant toujours dans l’avant d’un désir, toutes adressées au poète, en face, ce n’est pas une farce, jamais, les lumières sont basses comme chez Régi bien sûr  , le texte est lent, avec de terribles silences, poids de l’enfermement quelque part dans un actuel de notre temps, mais chacun en soi dans l’insipide croyance en son symptôme où se leurre le désir, ce par quoi le théatre peut advenir au poèhme, théatre du réel, ça ne court pas les rues

 

À Federico García Lorca par Antonio Machado

Le crime

On le vit, avançant au milieu des fusils,

Par une longue rue,

Sortir dans la campagne froide,

Sous les étoiles, au point du jour.

Ils ont tué Federico

Quand la lumière apparaissait.

Le peloton de ses bourreaux

N’osa le regarder en face.

Ils avaient tous fermé les yeux ;

Ils prient : Dieu même n’y peut rien !

Et mort tomba Federico

 du sang au front, du plomb dans les entrailles –

… Apprenez que le crime a eu lieu à Grenade

 pauvre Grenade ! -, sa Grenade…

Le poète et la mort

On le vit s’avancer seul avec Elle,

sans craindre sa faux.

 Le soleil déjà de tour en tour ; les marteaux

sur l’enclume – sur l’enclume des forges.

Federico parlait ;

il courtisait la mort. Elle écoutait

« Puisque hier, ma compagne résonnait dans mes vers

les coups de tes mains desséchées,

qu’à mon chant tu donnas ton froid de glace

et à ma tragédie

le fil de ta faucille d’argent,

je chanterai la chair que tu n’as pas,

les yeux qui te manquent,

les cheveux que le vent agitait,

les lèvres rouges que l’on baisait…

Aujourd’hui comme hier, ô gitane, ma mort,

que je suis bien, seul avec toi,

dans l’air de Grenade, ma Grenade ! »

On le vit s’avancer…

Élevez, mes amis,

dans l’Alhambra, de pierre et de songe,

un tombeau au poète,

sur une fontaine où l’eau gémira

et dira éternellement :

le crime a eu lieu à Grenade, sa Grenade !

http://www.chartsinfrance.net/Jean-Ferrat/id-103152711.html

 

https://www.youtube.com/watch?v=i4hW7LZ-ldU

http://www.dailymotion.com/video/xxz9wh_la-maison-de-bernarda-alba-partie-1-compagnie-la-traverse_creation

ainsi serait, aurait pu être, ce que l’on serait en droit d’attendre de la psychanalyse, le rire de l’être qui n’existe à l’objet visé, ce pur trou à quoi aucun concept ne répond. Semblant de l’être, cela fait mot d’ordre à qui se risque dans l’expérience, universitaire pour le moins, unis vers Cythère peut être, cela se mesure au résultat, qui n’est pas l’effet d’une parlotte avertie d’en dire le moins possible, c’est à dire que tout reste en place, d’où l‘inactuel d’un discours qui ignore aussi bien la politique que la science de son temps, il faut dire que la politique ne pourrait que combler Marx puisqu’effectivement le prolétaire a fondu de n’être plus que l’actionnaire de sa propre torture, ce qui fait que le surgissement de la barbarie radicale effraie un vain peuple construit sur un sommeil 

 

revenons à nos moutons, l’excentricité de la jouissance phallique, cet hors corps que dégage l’objet, la jouissance du corps n’est pas phallique, sauf bien sûr si le borroméen trèfle, ce qui doit rétablir le spéculaire dans une vision totale et donc opaque, on peut même rajouter Dieu dans un coin pour garantir que la réalité tiendra le coup, qu’elle serait à la hauteur de notre fantasme, i(@)<>$ bien sûr, sinon le mot va jouer hors sens, ce qui est bien ennuyeux, certes bien tortueux, de ne pouvoir d’un signe achever cette affaire, et de fait aucune pensée pure à l’horizon de la parole, comme le rêverait une vraie lettre d’amour, d’ailleurs le noeud singe la géométrie euclidienne à quoi croît le constructeur, ce que l’architecte ignore mais il y en a si peu, ce qui ne préserve personne de ressentir au coin du feu de la dite maison , la présence même de ce corps sans atour, ce qui autrement signe le surgissement de la jouissance hors corps dans le corps, le non rapport, ce dont aucun dit ne répond, pas plus d’ailleurs que la jouissance autre qui ne se parle

mais après tout c’est écrit, il suffit de lire

 

Que n’ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!

Shoa

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