le noeud borro ne s’use que si l’on s’en sert
l’écriture nodale met à mal notre rapport spontané au monde en tant que construit d’imaginaire, le nouage est une opération non linéaire et dimensionnée , c’est à dire qu’il y a une globalité de l’opération et que le noeud borro excède d’au moins deux termes sa mise à plat. Là dedans aucune intuition si ce n’est l’erreur d’un regard illustratif. Pourtant déjà le nom théologique trinitas a pu occuper les spécialistes quelques temps. Dans ce cas l’infirmité imaginaire est mis au crédit de l’immensité de l’Autre, l’argument vaut toujours. Même si on peut quand faire quelque effort pour s’extraire de notre limitation spontanée, rien ne nous oblige en effet à demeurer dans le regard de la blatte. Peut être qu’il s’agit de forcer le tactile , la sensation du sculpteur ou du chirurgien. Celui de l’amoureux tout autant dans la rencontre avec un corps dont l’image va venir se loger dans un mouvement de surface en langue. L’absence à l’@rencontre où se noue le désir. Flatland qui est la commune mesure du parlêtre est toujours au risque d’un point de vue excentrique, celui non pas de l’étranger plus avisé, mais celui de l’étrange qui participe de la manipulation même à plat du noeud, ce soulèvement de l’espace à travers sa projection. Comment ne pas faire du borro un schéma? Il faut que la clinique s’y glisse comme spécifique d’un effet du discours psychanalytique, puisque la clinique psychiatrique demeure blattique à plus d’un titre dont surtout de structure. La mise à plat du noeud demeure cependant une projection complexe dès lors que les dessus dessous viennent à se chevaucher, rendant la lecture impossible, mais soulignant la nature du noeud qui n’est pas de ficelle mais effet de bord, de trou, de surfaces dont le noeud est la bordure limite, tout comme l’espace qu’il engendre et dont le dessin projectif ne tient aucun compte, même s’il permet de lire le spéculaire caché dans le volume. Si ça ne sert, ça serre, c’est de chacun pris au jeu du noeud.