11 dec 14
nous avons beaucoup de chance de vivre à cette époque où la psychanalyse, de structure, se doit de se faire invisible sous peine de finir du côté d’un appareil de contrôle ou de se joindre pour le bien à quelque neuro-comportement rodé. Sa chance demeure tout autant sa dispersion en groupes plus ou moins importants, belliqueux entre eux et de fait indifférents aux fantasmes des appareils d’Etat. Certes les mammouths de troisième génération continuent à entretenir le mythe du chef providentiel, du leader génial. Lacan a achevé son enseignement par un séminaire Dissolution, dont il est vain de savoir qui en était l’artificier. De fait la pulvérisation des lacaniens rejoint ici l’idée d’une institution non localisée mais dont le principe actif est constitué par le double enjeu et de la pratique analytique et des cartels. Face à ce dispositif qui se pose en ironie du discours dominant capitaliste, l’invite médiatique sera celle d’une visibilité renforcée. On conçoit que la guerre des psychothérapies est à la mesure de ce leurre, alors que la psychiatrie, un temps charmée par l’enseignement de Lacan, est retournée à ses murs, y ajoutant la psychanalyse au besoin pour atténuer la bêtise comportementale. Le chimiatre moderne est inculte et justement peu soucieux de porter quelque intérêt aux langues mortes qui originent les réflexions philologiques de Nietszche avant les délires étymologiques de Heidegger. Oui beaucoup de chance de connaître ce temps du discours capitaliste universel et obligatoire, vis à vis duquel l’objet a rejoint la chaîne parlée, avec une double conséquence politique et individuelle. Le manque ne s’organise plus selon la réalité relative de la misère mais selon un mode opératoire de facticité, l’objet est tantalesque, toujours présent potentiel et obsolète dès que saisi, exigeant toujours plus de sacrifice que ce soit au niveau du travail ( ramené après les trente glorieuses, le conseil de la résistance... à son étymologie de torture) que ce soit au niveau du prix à payer qui s’impose comme la pulvérisation de la propriété biologique (le corps marchandise cesse d’être un lieu d’identité pour être livré à son fractionnement imposé). L’Etat se trouve réduit au leurre du territoire plus ou moins marqué linguistiquement, dont la seule fonction est d’extraire toujours d’avantage la plus value au nom de raisonnements comptables. Le bonheur internet suppose de partager ensemble un échange sans limite qui est un autoallumage d’informations marchandes et policières . Aucune différence en ce domaine puisqu’il s’agit de modalités différentes de régulations de flux. Et si la fable démocratique (Obama) ne marche plus parce qu’un peuple dit massivement non, alors le Poutine de service saura bien rendre visible l’essence de l’organisation de contrôle qui tient toujours un oeil sur ce qui menace cette belle machine d’apocalypse. Frissons médiatiques, le grand frère américain écoute tout le monde et torture sans limite. Et la guerre est redevenue propre, chirurgicale pour lutter contre le terrorisme que l’on a sorti du chapeau à temps. Le grand danger c’est l’indifférence du peuple à tout ce cirque, consommation, information, leader, partis. Invisible.
que devient l’objet dans tout ça?
Difficile de situer l’objet autrement que comme i(@) même si les objets lacaniens posent le partiel comme ubiquitaire atemporel. C’est dans la langue que l’invisible du rêve va trouver sa forme textuelle interprétable dans le sens, laissant hors sujet l’hors sens qui indique un réel excentrique à la langue et la faisant parler. Le jeu du sens oedipien de fait explose dès le rêve de l’injection, et c’est autour du séminaire de Lacan qui y lit le chiffrage du sujet qu’Anzieu va essayer de sauver le sens. Grand rire des autres qui n’en font pas moins, quitte à fait du non sens le sens subtile où le visage sympathique de Carl Jung vient à nouveau se pointer. La belle âme du psychanalyste qui, répugnant aussi ben de l’imaginaire que du symbolique, croit à la vertu compulsive de la montre, ce que dit le social, toujours plus vite. Le petit autiste ne veut pas se faire bouffer par maman ou par Mélanie. Il faudra bien qu’il y passe comme tout le monde et ce grâce à un objet transitionnel qu’on va lui fournir, faux self qui entraîne quelques problèmes, mais pas plus qu’être universitaire dans le flux incessant des communications. La machine crache son flux associatif de communications, et tout se compte, nombre de publications, nombre de lectures de publications.
Le capitaliste issu de la fin des Lumières et de l’installation de la merde comme objet d’échange s’est dégagé grâce à la drogue/produit financier de tout ce cloaque, ce qui lui donne accès à une jouissance que les bordels des notaires ne pouvaient qu’imaginer. Pas étonnant que le patron du FMI soit addict, sans doute est-il par trop oedipien pour croire à cette fantaisie de toutes les femmes, comme Sade qui ne faisait certes que l’écrire, enfermé par décret par le Pouvoir, sauf la section des Piques, mais c’était du temps de l’ami du peuple
l’objet sexuel loin de conjoindre quelque happy end freudien demeure marqué du désaccord parfait que soulignent les formules de la sexuation . Il y aurait d’ailleurs à reprendre ici les errances de l’Astrée avant même le libertinage pour mesurer la perte en ligne que représente le romantisme post révolutionnaire dont l’unique gloire est d’en venir à l’origine du monde
dans le navire night de la cure, la prégnance du regard détaché de la vision vient heurter l’énigme d’une voix
le per-spective offre au récit normé sa chance de tenir une représentation dont seul le phobique connait le vide central, mais le schema optique est toujours en retrait de ce réel qu’il ne devine que d’un bord. Il faudra aller bien au delà des Ménines dans l’espace ouvert par le nombre d’or pour que la figure des Ambassadeurs prenne un hors sens que le crâne dissimule. Le parlêtre embarqué dans un échange incessant IS demeure hors de la logique qui le constitue et qui règle ses jouissances justement , loin du sens ultime d’une père-version où Freud puise la mise en ordre de la Psychopathia Sexualis.
Le phénomène est particulièrement prégnant en Tanzanie, où la collusion présumée entre politiciens et braconniers sème le trouble en Afrique, les éléphants sont massacrés pour leur ivoire. Quelque 100 000 pachydermes auraient ainsi été abattus en l'espace de trois ans.
L'usage de crystal meth se répand dans les stades de football allemands. Principaux consommateurs : les ultras et les hooligans qui, grâce à cette drogue, agissent de manière désinhibée. La Bundesliga s'inquiète de la progression du phénomène