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Le cusin du bornage

Le cusin du bornage

 

Pourquoi devons nous passer par un auteur ancien pour positionner un problème actuel qui nous déborde? L’équivalence serait par exemple le quantique du signifiant ou l’implosion capitaliste

à titre d’illustration cette nouvelle du jour qui demande les moyens d’écarter les machoires du crocodiles pour s’en mettre plein les poches avant qu’elles ne se referment sur les peuples

«Dans “La lettre des gérants”, la société bordelaise de gestion de portefeuille Champeil Asset Management (CAM), à Bordeaux, rappelle que le CAC 40 a retrouvé en octobre ses niveaux de septembre 2008 : d’avant la crise financière. Ce qui n’est pas le cas de l’économie, qui “est plus dégradée qu’il y a cinq ans”. Malgré les risques d’une bourse à la hausse dans une économie apathique, Axel Champeil, directeur général délégué de CAM, confirme le potentiel des marchés actions. Car il prévoit une amélioration de la conjoncture et observe que la “valorisation des marchés reste en deçà des moyennes historiques”. Il s’inquiète pourtant d’un risque de “crise monétaire” avec à la clé une hausse préjudiciable de l’euro. D’où l’idée que la Banque centrale européenne (BCE), qui se réunit demain jeudi, sera à terme obligée de prendre “un virage expansionniste”. La BCE pourrait être ainsi obligée de fabriquer plus de monnaie, suggère “La lettre des gérants”. Attaché aux grands groupes, CAM préconise un investissement significatif en devises, “principalement en dollars”.»

 C’est une question difficile qui cherche dans l’historial l’élémentaire d’une interrogation sur son origine. Jean Paul Hiltenbrand lit Nicolas de Cues et ce faisant nous renvoie à ce que la notion d’infini peut représenter dans notre actuel fini, sauf que le cusin part d’une affaire religieuse, enfin il essaie de traiter de sa nuit de feu à lui quand il réalise que le théologie positive est opaque à l’intelligence de la divinité puisqu’elle pose un dogme à priori dont la sentence pose un incompatible comblé par une foi aveugle. Toute autre sera une démarche non plus de foi mais de vérité qui pose la nécessité négative d’un non savoir mais tout autant celle d’une docte ignorance qui se confronte pratiquement à l’impossible de ses limites. Et ce afin de poser la coupure conceptuelle comme le saut qui vient transcender un terme, le cercle voit son rayon infini se faire droite, le triangle voit un de ses points filer à l’infini et produire des droites parallèles, la quadrature du cercle polygonale à l’infini mais nous sommes alors dans la logique de Zenon , la limite est incommensurable . Et donc c’est bien du fini que peut se concevoir l’hors imaginaire , ce qui réelle au fini. Donc une expérience de la limite non dogmatique mais pratique, nulle mystique en principe là dedans. Il est amusant de noter combien nos scolastiques modernes sont à distance de ces propos de 1440. C’est d’ailleurs une position iconoclaste non originaire mais scientifique que défend de Cues. Le maximum est de l’ordre de l’Un mais cet Un est trine, c’est là qu’il situe le paradoxe d’un commencement sans commencement. Le maximum ne vient dès lors après rien, aucune continuité de séquence. Mais bien une mise en place de césures qui ordonne non une géométrie métrique mais une topologie. La psychanalyse pourrait être dans ces eaux, docte ignorance nullement fascinée par quelque forme d’océanisme qui soit.

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