La voce de la luna ou la causa freudiana
Ivo Salvini sera donc cet être en friches qui , porté par le signifiant, est sorti du lien institué. Il est sans doute utile et inutile de rappeler la dissolution, l’appel aux mille, à ceux qui m’aime encore... déjà c’était curieux, après il y eut une Cause qui eut son Ecole, avec à la trappe, comme disait père Ubu... qui donc? le psychanalyste véritable, à quoi répondra le formel qui sait y faire au moins avec la réalité métronymique des séances. Comment ça a commencé? c’est toujours un problème. Le premier entretien, le symptôme plus ou moins inscrit, erratique, qui se moule dans une offre à dire, qui se moule sur un discours hystérique qui, lui, est ordonné aussitôt par la mise au travail d’un maître érotologue qui, encombré de tout ce savoir qui n’arrive pas à satisfaire cette demande admirative et distraite, va se mettre à enseigner, de façon à forger le doublon enfin apaisé de son dire. Il suffira de se mettre (!) d’accord sur l’objet en Cause. Laporte avait écrit une histoire là dessus après Freud qui préface Bourke. La disjonction des para-maîtres un temps permet un peu de fantaisie, d’invention, mais ça ne dure pas, institution s’impose en nouage avec le discours universitaire qui bouffe tout dans la même assiette, comportement et chimie. Comment s’y retrouver parce qu’après tout le parlêtre souffre? de quoi d’ailleurs? il y a un universel diagnostic qui s’installe et offre de merveilleuses réductions, à tel manifestation d’allure phobique sa structure de cristal, la chose en soi, sans aucune construction dans le transfert. Une merveille. Heureusement que le dit vrai psychanalyste demeure quant à soi, ce qui évite toute mise en boue politique. etc etc
Donc la clinique dans l’horizon de la fin freudienne, bon!
A la fin de l’histoire, Ivo Salvini est seul, il a ramassé une feuille à dessin et se met à construire un monde qui se souvient du temps où, dans le fond des boutiques obscures, dormaient des pantins de bois qu’un ébéniste rêveur faisait danser.