La réalité physique de la psychanalyse
Il est de tradition de faire référence à la connaissance et à l’usage que Freud pouvait avoir de la physique de son temps. Enfin c’est assez relatif c’est le cas de le dire, il faudrait poser des principes de contemporanéité
Par exemple
1899 : publication de l’interprétation des rêves .
La nuit transfigurée pour sextuor à cordes, opus 4, 1899 d’Arnold Schönberg
Über einen die Erzeugung und Verwandlung des Lichtes betreffenden heuristischen Gesichtspunkt. In : Annalen der Physik 17/1905, pages 132–48 ; trad. « Un point de vue heuristique concernant la conception et la transformation de la lumière » d’Albert Einstein
Ce serait encore plus intéressant de noter 1915 par exemple
La question vaut pour Freud, elle vaut pour Lacan, elle vaut pour nous, c’est à dire que nous demeurons tous dans une ignorance certaine de ce qui s’opère dans des domaines qui pourraient être annexes. Freud ignore à peu près tout de la physique, de la mathématique, de la littérature, de la musique de son temps et Vienne est une petite ville etc
Il nous est difficile de ne pas avoir quelque indice de réalité, quasi tangible, à la manière de Kant qui infère de la loi morale et de la cosmologie. Il serait de bon ton de s’en gausser depuis même si après tout l’éthique demeure problématique et notre représentation cosmologique proche d’un animisme ordinaire.
Le réel mathématique demeure idéalité croisée avec une réalité physique qui met ce réel en puissance d’existence sans qu’il soit d’ailleurs très facile de s’extraire des conséquences d’aveuglement de cette vision mathématisée. Les coupures épistémologiques sont d’allure irréversible, c’est à dire que la science antique n’est plus lisible que dans un effet d’après coup et que les autres modalités de bifurcation théorique demeure opaques, c’est peut être pour cela , en parallèle au triomphe de la techno-science, que la physique n’est opératoire que sur un faible secteur de la réalité (ce qui suffit d’ailleurs pour au moins Fukushima) et que la recherche biologique est extrêmement peu inventive au niveau du concept malgré son impérialisme qui aurait fait frémir Freud dans ses rêveries de neurotica
par exemple, qu’est ce que les psychanalystes savent de la théorie mathématique?même s’ils semblent être férus de fondements, de la physique quantique? en particulier de l’articulation du signifiant et de l’objet quantique, du théatre contemporain? de la théorie du cinema ? ainsi de Godard... faut-il répéter les considérations albertiennes sans fin?
Pouvons nous nous appuyer sur quelques éléments bibliographiques qui fasse raison de notre recherche, au delà des dispersions singulières dans les mémoires de chacun? Disposons nous d’un corpus de références qui permettrait de connaître un peu plus finement ce qui , par exemple, a pu s’écrire depuis Freud sur un ou l’autre de ses observations, en songeant à la précision de lacan qui lit au moins une partie de ses contemporains au séminaire?
Peut-on citer la théorie des catastrophes comme une référence possible de Lacan et ne pas en dire plus que le mystère des bifurcations d’état? et même à rester dans une physique classique peut-on raisonner sur la machine à vapeur sans s’inquiéter un peu des au moins trois états physiques de l’eau? ou alors la référence à la science est une illustration amusante où on puise avec plus ou moins de bonheur pour faire quelques bricolages, car l’entropie ainsi n’est pas une notion simple, mais ramenée à cette idée de désordre, on pourrait quand même un peu se laisser porter par la champ associatif. Le terme d’énergie n’a aucune consistance théorique et demeure cette image des repérables dsmiques.
Objectiver le monde suppose effectivement le repérage des lieux communs ordinaires qui font le lien d’une sourate l’autre.
Pourquoi la voie du mathéme a abouti au dogmatisme de bois comme les objets topologiques de pures images platoniciennes?
quels sont nos outils intellectuels véritables?