La maladie d’amour
l’affaire serait entendue, notre société aimerait d’autant plus l’amour que celui ci sera sublime et certainement en acte dans les rapports singuliers qui sont strictement sexuels et/ou marchands, on peut se demander pourquoi alors maintenir le mythe de l’amour, comme la valeur ajoutée de l’art. sur ce dernier point il y a quelques difficultés puisque depuis le texte de Benjamin et son application stricte chez Duchamp, il n’y a plus qu’à recopier-coller l’ombre de l’image, l’icône moderne sera donc plutôt en avance sur le nu descendant un escalier, la toile à peine défaite après tout fonctionnera alors comme icône de l’amour, le discours capitaliste ainsi se soutient au dessus du vide qu’il engendre en tous domaines d’une sublimation de la beauté transexuelle de préférence, même si rien de ce leurre du double ne vient se vérifier puisque la singularité des fantasmes résiduels demeure incompatible, ce qui là aussi ne va pas sans risque d’inharmonie, ce à quoi le commerce devra répondre d’un prêt à porter, Krafft Ebing au principe d’un nouveau monde amoureux enfin robotisé, comme le faisait très bien le moindre bordel bourgeois, il est vrai au risque de devoir mettre au travail un certain nombre de personne pour des raisons autres que de misère économique, la prostitution paupériste étant bien sûr toujours plus morale que l’autre, mais là encore l’espace phallique demeure par trop réducteur et demande d’être rapporté à des coordonnées topologiques où la différence sexuée va se trouver rapportée elle au champ de l’Autre, un temps en tout cas infini, soit d’une atteinte fragmentaire, même si la pub va impérativement supposer la totalité, c’est à dire la mort, un inceste généralisé où justement la grande dévoreuse va surgir au terme du montage, et ce avec d’autant plus de certitude que l’usage de la langue et de l’écriture ne va plus s’inscrire d’une incomplétude de l’Autre parce que l’usage devient nécessairement celui opératoire d’un comportement réglé, réglé sur un pôle artificiel greffé avec plus ou moins d’exactitude, mais les cyborgs ne cessent de progresser dans la finesse imitative, sur le grand texte collectif qui ignore la ponctuation, la lecture, le dessin