La foule au cinema
s’il convient de distinguer foule et masse, s’il y a à travers ce terme un ensemble hétérogène de mouvement populaire plus ou moins incontrôlable, nous sommes depuis l’orée du cinema dans un contexte où le héros demeure le point narratif de base et où les tentatives de représentation de la foule sont toujours en rapport avec ce héros pris donc dans cette foule, rarement la foule en elle même n’est prise comme un être collectif tel que l’utopie socialiste a pu le construire à la suite du XIX ème. C’est donc un sujet fragmentaire, tel qu’il apparait par exemple au bout d’une demie heure dans le fameux Guépard de Visconti.
Deux troupes ennemies s’affrontent dans un décor urbain, jeu de couleurs et occasion de plans larges mais rien de ce qui pourrait animer réellement ces gens. L’histoire est encore celles des princes. Pourtant cela change avec 89 qui décapite quand même le roi. Il faut dire que c’est l’histoire bourgeoise qui va prendre le relai avec ses soubresauts monarchiques. C’est de cette histoire dont part Hugo dont l’ambition des Misérables vient se heurter à la nécessité héroïque, d’où sans doute le succès de cette histoire qui recycle du conte sans atteindre ce qui serait un mouvement populaire. Mais aussi c’est un cadre pour un cinema populaire qui ne doit avoir de conscience que de son reflet. Si Bernard pense à Einsenstein, il ne fait que singer et l’expressionnisme et le surgissement fugitif du sujet social. Fugitif parce qu’il va rapidement être exterminé par les guerres et remplacé par le sujet statistique issu des camps.
Il semble difficile de trouver chez Benjamin une référence positive à Hugo qui lui apparaît historiquement déterminé, ce qui ne veut pas dire que Benjamin soit dupe des monstruosités qui vont venir et dont à la fois Eisenstein et Lang peuvent rendre compte, l’un du côté de ce qui deviendra Ivan, de l’autre l’effet massif sans trouble
à cela il faut joindre outre Freud et sa psychologie des foules et analyse du moi, la réponse de Reich sur le fascisme et plus tard les considérations de Lacan sur le sujet collectif de l’énonciation, selon une de ses formulations habituelles, il n’y a pas, mais il faut quand même traiter des discours, du capitaliste en particulier, le lien social et l’inconscient,
bien sûr il sera toujours question en arrière fond de Leni Riefenstahl
ces quelques fragments de ce que serait la foule dans l’histoire du cinema et il y aurait toutes les multitudes bibliques entre autres
Plus près donc il convient d’interroger au moins trois séquences, le film de Debord, ce qui tourne à propos de la commune infilmable et in fine bien sûr la question Bourdieu
octobre eisenstein
http://www.youtube.com/watch?v=ob_O0Da-Ujk
lang metropolis
http://www.youtube.com/watch?v=554Giq05qZo
le triomphe de la volonté leni riefenstahl internet
http://www.youtube.com/watch?v=8IxKT9cMYX0
la commune peter watkins
http://www.youtube.com/watch?v=xbRMEV0wDBU
http://www.youtube.com/watch?v=Kv1uZyr0Shg
debord la societe du spectacle
http://www.youtube.com/watch?v=IaHMgToJIjA
bourdieula sociologie est un sport de combat