La folie d’Ezra
Prendre les choses depuis le terme mélancolique, au seuil de tombe fraîche, loin de la vulgaire Amérique , les vociférations folles qui portent vérité du verbe , aqua alata scirocco, près de Diaghilev et de Stravinski , là où dansent les fuochi fatui, femmes aux yeux transparents qui rêvent du poème ouvert des gueules de nuit
Il faut écouter le vieux fou fatigué sur la plainte italienne où tout se noue autour de la plainte de Dante et pourquoi pas d'une toile ou de Botticelli ou de Michel Ange, là où vivre à la fraîcheur sauvage d'un pleur
Autant le Manet est disjoint de sa délocalisation, autant le texte court sur les ombrelles du sens, ce sera Gehry et Alberti pour la bouche en hypertexte sans jonction, Pollack garde l'esquisse et esquive le matériel, c’est à dire ce qui serait au delà de l’effet de décor dont un au moins dit qu’il est plus au service de la gloire de l’architecte que de son usage muséal en particulier
Ce n’est pas rien que ce soit Gehry qui va clore de fait le triste cinecure, le temps passe sauvage
Noter très vite l’actuel dans ce cantos perso
Bouygues constructeur de Nazov and co
Ya Mubdi' tradition obscure d’un texte opaque selon la lettre, quitte à préparer le futur musée des massacres locaux, d’ailleurs le post Chavez est accompli et l’Iran revient dans une légitimité qui en comparaison des assassins est fort américaine, le meurtre diffère d’autant qu’Israël se droitise pas qu’un peu
Séparé de la pertinence professionnelle dans le no man's land du concept flou, nous lirons le De Pictura avec désinvolture, sans pour autant tomber au comique d’un savoir danser et paulme, propre aux temps présents, la peinture sera géométrique comme Minerve charnue et concrète, ainsi en est il de la gravure de Bosse illustrant notre cher Desargues, la peinture ne sera topologie que des formes sensuelles, de quoi retourner un peu la docte science lacanienne, qui se saisit de la perspective dans la froideur du Maitre
quoi alors? Quid tum? Un œil volant et serpentaire cherchant la ligne que l’on ne peut fendre du trait, donc le contour improbable des choses, fibra film findere, le bord qui fond, propre à rendre sensible le simulacre qui flotte entre les choses et l œil,
membranes arrachées au corps des choses volent de ci de là dans les airs sans savoir d’où vient le mouvement, du visible de la chose ou de l'œil, ce qui renvoie la construction même à son stérile, si nous oublions le sensible qui lie l’imaginaire au symbolique, car il question de la forme mais tout autant de la lumière qui rend à la chose ses couleurs, qui sont du prisme comme un poème, comme vapeur incolore qui vit dans le semblant structurel; ici prend place des rayons lumineux qui se résorbent d’eux mêmes en frappant les choses, livrant l’effet d’onde et de vitre où se rit le trait au miroir, s’il se plie au faussaire, voir vraiment le crayon à la main, ce dont dispense la photographie des aveugles qui poussent à la fermeture par multiplicité; on pourrait relire Benjamin en ce sens; l’illusion du reproductible qui efface les choses; comment peindre le visage des morts? mémoire perdue, si déjà le trait ne distingue le sommeil de la mort, peindre la surface de l’eau ce qui rend Monet à sa place hâtivement niée, et la forme abstraite va traiter de la peau; il fut un temps où Demetrios ne mît le feu à Rhodes de peur de détruire l’œuvre de Protogene, ce qui mesure notre modernité qui ne sait plus ce qu’écrire est de peindre, qui ne voit plus les formes fantastiques aux murs dégradés; ainsi se forge la main à l’ironie variable de la présence des choses, surfaces aux bordures indécises, là où se joue l’écart nécessaire d’avec le sujet et le sens, le tableau est syntaxique c’est à dire inconscient, ce par quoi la chose y figure comme harmonie interne, sa convenance, ce par quoi il est possible vraiment de représenter un mort c’est à dire hors de toute divinité; ce qui va sans doute jusqu’à l’indécence du représenté, l’obscène qui demeure la science du visible dans la multitude des images, c’est le lieu aussi de l’ombre qui ne se construit de la facile opposition du noir et du blanc; in fine le peintre sera poète, sans cesse défaisant en un point la construction qu’il entraîne, l’all over du grand tableau distend la représentation de son factice, la main qui se retire d’un bond, donc le peintre désinvolte qui sait se défaire des vêtements qui l’emprisonnent