La demande obsessionnelle
Puisqu’il convient qu’il y ait le moins de sujet possible, cette demande peut sembler à priori hors de propos, du moins au titre d’un symptôme qui voudrait un «traitement», à moins que ce traitement soit l’attestation justement qu’il s’agit d’une maladie et qu’à ce titre il n’y a rien à y faire, surtout si y faire serait d’appliquer quelques recettes sadiques d’annulation de tout sujet. Certes il pourrait y avoir une plainte liée à l’embarras d’une existence ruinée par l’envahissement des pensées, mais ces pensées étant de l’ordre de quelque chose de naturel, c’est à dire que les mots défilent justement , il conviendrait peut être de s’adresser à quelqu’un qui saurait y faire en discipline locale et généralisation abstraite. Un savoir sur le symptôme, mis en équation, voilà le plus raffiné. Un savoir qui saurait justement, au delà de petites choses locales, des micro-cliniques, savoir combler l’Autre et le maintenir dans une sorte de continuité de pensée justement. Un doctorat de psychanalyse du champ freudien! avec ça on peut même discuter de l’incomplétude, de Gödel et d’Heisenberg. La science de l’Autre, même de la castration de l’Autre. Il y a toujours un un après un nombre, à moins de nombrer les infinis, mais là encore! Cantor a payé le prix subjectif pour ses petits copains. La folie bien sûr ce serait qu’il demeure quelque trou dans tout ça, c’est à dire que le calcul laisse surgir quelque être dont l’étrangeté serait bien folie, l’incomplétude du féminin face au fantôme paternel qui télépathe, qui connait les pensées surtout celles qui connectent du sexuel au beau milieu des équations. Bien sûr là aussi cela peut s’organiser comme Krafft Ebing, une pure mécanique. Il s’agit bien non pas qu’advienne une jouissance du fait de la totemisation meurtrière du père mais qu’au contraire l’amputation de la jouissance vienne laisser errer le fantôme. Il est toujours possible de devenir fan des morts vivants et autres bestioles comme réalité, que ce soit bien dépourvu de tout effet réel. Mais la pensée défile toujours malgré et après tout n’a t il pas même commis quelque meurtre comme sans s’en rendre compte, rien à vérifier, mais non, c’est cela quelqu’un qu’on pourrait interroger sans cesse sur ce genre de possibilité. Avec lequel on pourrait jouer à ce qu’il ne sait pas ou au contraire à celui ou celle qui saurait tout de lui, le secret visible invisible, faire un peu travailler l’hypermnésie chez l’analyste, sa curiosité informulée pour de petits secrets, cet effet de semblable sans différence. Ne plus être seul au risque de voir se déchirer l’étoffe du même, l’usure des choses,