La coupure d’avec la psychologie
Sur la question de la distinction psychiatrie, psychanalyse, psychologie, Pierre, en reprenant la saga Fliess, apporte un indice majeur, à savoir que Freud s’est toujours et uniquement situé du côté du corps vivant. La coupure est à situer non pas entre psychologie et psychiatrie puisque c’est la même chose, c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’y a pas à s’étonner de la tournure actuelle des événements et donc de la nouvelle marginalisation de la psychanalyse. La neurotina n’est pas une adaptation de la neurologie à la psyché, c’est au contraire un saut radical dans la metapsychologie depuis la neurophysiologie sans passer par la psychologie. D’où le maintien de ce fond d’occulte , non pas parareligieux mais parce qu’il est question d’un réel inassimilable à un effet de sens que voudrait tenir un certain usage dans le fond instrumental du langage. La question du pourquoi Freud n’est pas psychologue se double aussitôt de celle qui institue Freud comme psychanalyste. Il n’est pas à répéter que Fliess est son analyste, ou son auto-analyste, analyste malgré lui, en tout cas qui radicalise sa paranoïa par l’arrêt de la cure, c’est ce que raconte Freud à plusieurs , comme effet de passe, Ferenczi qui récupérer l’objet du détachement, Jung tout autant, passe en au moins deux temps, une livre de chair près et le côté dévastateur du surgissement de ce réel. La coca comme thérapeutique universelle porte déjà cette odeur de triméthylamine de la gorge d’Irma, cette chimie du signifiant reste sans doute dans un nouage propre indistinct entre représentation de mot et de chose, de sorte les lois psychiques indépendantes restent somatiquement nouées aux lois physiologiques, ce part quoi le vivant demeure cloué, ce par quoi aussi l’acoustique et le visuel peuvent demeurer continus, tout comme la bisexualité fliessienne glisse en sublimation de l’homosexualité. Pas de femme donc hors l’annafreudisme etc... la question pousse alors plus avant.