la chute des feuilles
Ce serait après tout une bonne chose si les feuilles ne venaient point à chuter, c’est à dire s’il était possible de tourner autour de la terre dans le sens du climat, un éternel printemps dont le symbole après tout court dans ces cerises toute saison, et donc nous pourrions être soulagé de cet effet de Nature dont on connaît il est vrai par ailleurs l’arrière fond réactionnaire, et dès lors installés dans un monde enfin réalisé, nous pourrions nous livrer aux délices des dieux, à savoir pousser plus avant notre recherche de félicité dans le contemplation infinie des espaces intérieurs. Pour notre gouverne le rêve ombilical et l’analyse infinie. Las! il n’y a d’ombilic inanalysable au rêve que l’océanique d’un lien infini à l’Autre. Autre dont l’unité vient signer la compulsion répétitive, encore un tour pour rien, voire même un coup anticipé, toujours le même mais voilà que le futur se déchire comme identique. Ainsi soutenu par la cure, nous pourrions maintenir notre destin tout en gémissant de son coup. Et ne peut on songer que le thérapeutique serait bien de nous rendre cette charge agréable, nous rendre docile à ces lois qu’une machine compose, rien que nous, de puis toujours, au moins n’aurions nous guère à nous plaindre puisque que serions alors parfaitement réglés par un ordre contenu dans la logique de l’espace, un corps réglé par une raison dont on pourrait apprécier après tout la non nécessité cruciforme, de l’hypochondrie au masochisme pourquoi pas. Comment pourrions nous oser alors nous défaire de l’imprécation du symptôme, c’est à dire d’un montage avec l’Autre dont l’infini nous préserve de sa perte? Le transfert présente toutes les caractéristiques d’une substitution où l’Autre a la bonté de s’incarner entre un savoir retenu d’un déni d’origine et une manutention dont les mains d’Aton sont une image intime. Quitte à ressentir quelque lassitude, quelque envie de se repaître du lieu mondain d’un exercice parallèle, certainement pas demeurer trop près d’un foyer qui ne questionne pas une jouissance sans risque. Certes en ce point la figure hégélienne revient nous faire risette, l’esclave hystérisé cherche à rendre un peu le maître servile à son tour, au seuil d’une vieillesse comique , avec quelques vapeurs politico-religieuses, ou culturelles. La psychanalyse elle même entre secte et culture offre un havre de paix pour ces tourments déplacés. D’ailleurs l’infini peut faire retour dès lors que la position hystérique sera de se mouler à l’inconscient du maître pour faire l’économie du sien, distraire le maître du jeu des sept voiles, le soumettre à la nécessité de demeurer en place même un peu ralenti puisque chaque renard apprivoisé y demeure lié
on aurait pu démarrer de manière formelle de façon à masquer la nudité du roi
L’infini ne nous est pas accessible, la pensée y répugne, y plaçant Dieu et autres bestioles plus ou moins dérivées, mais comme ces catégories insistent dans leur présence, diverses astuces cherchent à remplacer le calcul infini par une transformation finie, mais ce formalise demeure limité. Pratiquement il y a aussitôt une distorsion de niveau entre ce qui serait le réel d’un système et son interprétation formalisée par un langage construit à partir d’éléments construits en expressions par une syntaxe dont les propositions seraient les unités minimales de sens, ce qui permet une effectivité opératoire finie, ce qui circonscrit une théorie dans un langage de façon à disposer d’un système entièrement formalisé. Face à un langage on peut ainsi tenter d’en construire une théorie soit par description sémantique, soit/et par description syntaxique axiomatique. Il s’agit en somme de travailler sur un jeu de sous systèmes comme collection d’objets ou structures