4 janv 15
Ferrara nous livre un Pasolini somme toute anecdotique puisque cette insistance sur la mort, sur fond d’onirisme et d’esthétique nocturne, tranche sur à la fois les éléments d’enquêtes et sur le sens de ce parcours singulier. L’assassin officiel apparaît comme trop évident et après la prison il raconte autre chose mais on reste dans un sordide où ne figure ni pétrole ni le vol de pellicule, mais nous sommes dans un temps apolitique , celui de l’homme livré à la brutalité des chiens, ce fascisme ordinaire de la fausse abondance et de la misère de l'esprit . Il faudrait se mettre à niveau de l’affaire tant par la critique du film qui nous fabrique un pathos familial sur fond de travelling fellinien que sur la mise en lecture de Salo justement en rapport avec la double disparition d’une pellicule et du manuscrit réduit à sa fonction sexuelle. Ainsi viendrait le tableau adéquat . Voire le temps du poème. Mais tout re-tombe dans ce re qui ouvre les lèvres de terre devant.
La paix de Poussin et les montagnes de pierre maya, et le mystère des glyphes pour faire patience à l’erreur et à la lâcheté
caractère de l’imaginaire, la saturation graphique, le corps est saturé de formes comme les glyphes, ce qui suppose sans doute une polysémie de base