L’insu que sait de l’une bévue c’est l’amour
N’y voir que du feu sans doute en son principe puisque l’inconscient se signe ici d’être ce qui ne se voit justement, sauf au prix de tout ce qui vient faire défaillir le semblant du continu, ainsi du mot d’esprit par quoi la lalangue vient à être ce que l’étant du signifiant implique, le rien d’une pure coupure qui fait sujet. Celui ci pris alors à son sinthome auquel il viendrait à s’identifier puisque c’est ainsi que sa structure se noue. En tout cas ceci est préférable à la formule de Balint qui vire l’analyse à l’identification à l’analyste, chose trop évidente pour ne pas poser question, s’identifier alors au champ même de l’Autre qui en serait venu à inclure le tout des signifiants du sujet, à moins de souligner le trou noir de la mélancolie alors inévitable puisqu’il n’y a point d’agent pour garantir la consistance finale de l’Autre.
En ce point Lacan en vient à ne pas se rappeler du séminaire sur l’identification, ce qui nous oblige à le lire en parallèle bien sûr. il reprend les trois termes de l’identification
l’amour du Père
l’hystérie
l’unaire
comme SIR
en se disant quand même que la cure met plus ou moins à mal les identifications au nom, au moi, laissant une étrange formule d’identification réelle à une pure coupure.
d’un point de vue formel, l’entaille du retournement défait le tore dont il faut mesurer et les formes ordinaires et le mode de construction géométrique
il faut tenir compte aussi de la notion de trivialité du retournement, plus exactement du retournement non trival dit à l’aveugle justement
Lacan évite de fait toutes ces difficultés pour rester à une notion d’incorporation d’un tore puis de deux tores borroméens
il s’agit d’une sorte de bouteille à deux feuillets
et sans doute que savoir y faire avec son sinthome passe par ces considérations un peu abstraites mais qui visent la question des fondamentaux de la structure
Quant à la texture même du parlêtre, le réel de sa structure, elle met en jeu à la fois la fonction d’un élémentaire et son expansion structurelle. A entendre que le couple premier signifiant S1S2 est la structure moebienne basale, mais cette structure est “indifférente” à la courbure qui peut être positive ou négative selon que le champ de l’Autre se déploie vectorisé ou non par les noms. L’objet se trouve ainsi modélisable entre la notion d’attracteur étrange et celui de système chaotique plus ou moins centré
tout système est nécessairement centré par un ordre chaotique, seuls les systèmes phallicisés sont construits sur une notion de surface fermée
dans ce type de représentation on rejoint la notion d’univers
ce modèle demeure plus ou moins adéquat en posant le gradient de gravité comme identifié à la question du phallus, ce qui, bien sûr, est un peu osé, encore qu’après tout le modèle d’univers est la structure