13 novembre 14
Le tableau de Poussin , l’homme tué par un serpent, ne comporte pas de texte direct du peintre, par contre une série de description dont celle de Fenelon. Nous sommes invité à lire sans grande variante un récit sublime qui part toujours de la gauche où la première scène de mort est découverte par un second personnage qui demeure suspendu. Son affect se transmet à une femme et au delà dans les arrières . Ici nous retiendrons l’opposition entre le drame concret et la généralité abstraite du décor. Un théâtre de récit vient prendre la main sur la peinture de paysage elle même, dont la nécessité est renvoyée à l’opacité même de la couleur. Il y a une construction machinique, idéologique de l’image qui exclut l’insignifiance de tel ou tel détail, réduit à la particularité imaginaire d’aveuglement et pourtant inclus indiciellement dans le continu articulé de l’imaginaire disjoint de ce qu’il montre en premier plan, le rapport d’un homme avec le phallus. Cet @sens de l’image que seule l’image indique est hors du propos de Louis Marin qui s’inscrit malgré tout dans la lignée savante de lecture au bout de laquelle demeure intacte le paysage du tableau. Pourtant aucune sortie que de passer par ce savoir. Ce qui indique autant la nécessité de construire un tableau en récit et en logique de la sensation.
Muang Ho Un
Pakbeng
Hong Sa
Le paysage donc pose dans sa transparence construite
Le poids du soleil s’y dissout
Ce toi qui s’écho en y ôte
Profond comme la couleur trop vive du nénuphar
Le chinois cultive dans l’étendue
Clôture du représenté sinon du représentable
Se poser dans l’inutile au delà des floraisons
Le village est avec temple loin de l’animisme qui refuse l’image donc moins rude sinon moins vrai
Entre le bouddha et le parti le sort de la périphérie par rapport au centre
Le restaurant est en bord de route, repas fait en direct sur place, viande et herbes, nous buvons l’eau lao distribuée partout en bidon, la conversation roule autour de l’hystero mystique trans et théâtrale, Dieu flotte au dessus du lap. L’innocence des hordes d’enfants armés de coupe coupe. La suite en Afrique et ailleurs.
Le barrage chinois va noyer tout ça. Et plus loin enfin le prince des fleuves, le Mékong lui même.
C'est un fait divers sordide qui rappelle combien la condition féminine, en Inde, est précaire. Treize femmes ont perdu la vie et des dizaines d'autres ont dû être hospitalisées à la suite d'une opération de stérilisation de masse menée samedi dans l'Etat de Chhattisgarh (Centre). Elles seraient 83 à être passées entre les mains d'un chirurgien – arrêté jeudi – et de son assistant en six heures, rapporte CNN . Les responsables locaux ont récusé toute forme de "négligence", arguant que le médecin était "expérimenté".
A part ça un bac surréaliste et une usine tai hyperpolluante , la seule du Laos
cette fois, l’histoire est vraiment comique, dénudée de tout récit, la première fois monte aux berges du fleuve, comme chez Renoir, malgré les cris de l’homme de colère, elle s’offre à l’apaisement, il a presque honte de son attente tranquille, le mot d’adieu est sans pathos, le temps nouveau qui ruine tout ce passé, les différences de fond semblent des plaisanteries, des nuages, le rituel efface la couleur rouge attendue
transparence de la pluie dans le feuillage d’automne, dans les derniers instants ouverts, loin des pistes d’envol mécanique, elle ajuste son visage dans le miroir, avant de partir au loin , là où toute histoire ne pourrait commencer, parmi les danses et les loups, il faut beaucoup de courage pour finir sur ce mot