je n’en veux rien savoir
ce serait cela le point de départ de cette psychanalyse autrement, depuis ce lieu qui ne tient qu’à l’éclair du réel, dans la foule linéaire des paroles sans fond, imposture où le moi pourrait se vouloir sujet, du réel je ne veux rien savoir, laissez moi à mon ignorance, à la jouissance de mon symptôme, cela me suffit, ne me dérangez surtout pas, ce n’est pas que je n’aurais pas cherché ce qui me faisait bouger mais je n’ai pas trouvé ou j’ai dû faire appel à des délires pour rendre compte de ce qui ne valait pas tout ce tracas, après tout mettre un terme à toute cette jouissance de guerre, donc nous ne poserons plus de question, d’ailleurs les quelques fois où vous avez cru en poser, ce fût un terrible silence, il y a une insatisfaction vis à vis du savoir, une liste de choses qu’il aurait mieux valu connaître un peu comme la musique, mais il faut croire que ce n’était pas vraiment la bonne route, la route du moindre pire en quelque sorte, encore quelques petits trucs comme aurait dit Monet, rien de plus, après c’est fini, coupé, silence, nuit, rien à voir, circulez, donc cela commence sans cesse, recommence, au point où, quand même, c’est bien fini, au niveau de ce rebond imaginaire de l’autrement, on aurait dû s’y prendre autrement depuis le début
le psychanalyste après tout ne veut rien savoir, ou savoir juste ce qui lui éviterait le dénudé de sa position, un pur objet de désir, agalma, redoublé de la question hystérique au maître, parle moi de cet agalma que tu es, il cause un peu à la fin, juste avant de claquer, ce qui n’est pas sans conséquence, version perverse du final, selon les modalités greffées d’une jouissance adaptative, le semblant phallique percé à corps ouvert justement, dans la pétrification des savoirs achevé, la psychanalyse issu de la rencontre pathique avec l’hystérie s’achevant au moins pire dans un montage pervers, comme thérapeutique ce n’est pas mal , avec un jeu plutôt comique celui du semblant de l’objet @, sous le creux d’un Autre d’une théologie négative achevée en marchandise, point de conflit , point de passion, juste une forme normée de dressage, vers une jouissance phallique cette fois instrumentée, autrement dit la passe de la jouissance sur horizon ineffable , il y a là une sorte de redoublement de l’orée de séparation, le trauma enkysté de la vérité, vers un réel identifié comme commun, la voie du mathème est alors une voix qui bourre de sens l’algèbre inconscient, je veux dire, d’@sens, c’est sans espoir