8 novembre 14
L@rotisme fait faucille au champ du vivre
Le cadavre de la jeunesse file au gré du fleuve et les corps des anciens combats viennent échouer aux berges comme les fantômes de la harpe de Birmanie
Les trébuchements vers les jarres alignées dans leur obscur demeure saison de nuit
Le dessin cherche à joindre les bribes éparses
2 août 1648
Poussin à Chantelou
Je crains la malignité du siècle, vertu conscience religion sont bannies d’entre les hommes; il n’y a que le vice la fourberie et l’intérêt qui règnent; tout est perdu je désespère le bien, tout est rempli de malheur
Plus loin il parle de son travail, ne point s’y mettre que premièrement je n’y aie bien pensé car j’y veux employer tout mon talent
En temps de Fronde, Poussin se met à l’autoportrait
Louang prabang
Muang phu khun
Le marché mhong et ses friandises de rat
Route de montagne encombrée de trous et de camions, même un véhicule comme le notre qui a glissé avec la route dans le ravin
Phonsavan aux portes de la fameuse plaine où vont nous conduire nos pas du jour
Est-ce tombes d’un peuple néolithique dont ne restent que ces jarres ? Sur une étendue vaste mais qui se reproduit jusqu’en Inde
Il ne reste que ces pierres sans écriture à moins qu’elle ne soit quelque part parmi les bombes qui rendent l’archéologue trop fragile
Le secret du Laos en tout cas serait une sorte de finance, un trou noir dans la logique locale, la lessiveuse d’Indochine
Pour le peuple rien bien sûr , de toute façon la plupart ont fui en Thaïlande
Frank est un personnage de roman, il n'y a pas à rajouter beaucoup pour le frictionner et en même temps il est de l’ordre de cette poussière du temps où nous avançons d’un bon pas.
Glisse la ligne de partage
Glisse sur la nuque de l’autre la main déjà lourde de la camarde, ainsi parle le témoin lointain
Toi qui n'est pas, n'est plus. As tu jamais été?
Existe t'il celui qui n'as pas compris l'existence d'Autres que lui? Quel désert lui est vie celui qui seul consomme?
Toi qui n'est plus, est-on plus lourd où plus léger quand l'humanité n'y-est?
L'ogre mythique est il?
Fuite en avant, course aux "Enfers" [enfants?]. Le vide te ronge, ogre? Ton corps boursouflé masque peu, mâle, l'effondrement de ta matière. Absence, condensation.... Tu vacille? S'insinue la conscience du néant, ta création, ton inexorable disparition.
Il déchire les chairs, broie les os, mastique les âmes. Il n'est. Crois se sustenter, s'illusionne du cannibalisme, tout meurt en lui. Happé, absorbé, il s'effondre sur lui même. Sa structure gémis, n'est plus qu'une carcasse. De tout son corps, de tout son esprit , tremble et vacille. Né pour devenir humain, n'est plus qu'une goule. Fou de frénésie de dévoration, fou de terreur de sa putréfaction, le délitement de son moi.
Il était né pour être humain. Il est mort-né à l'humanité.
Le texte renvoie à l’image
Le texte fait image
L’une l’autre
Chemin noueux
L’imbécile serait de ne pas entendre ce qui gémit, jouit donc
La matière du dire
Le sol est plat au creux de ce vivre
Noeud comme un tigre
Faste
Faire fondre les bombes en petites cuillères
Il faut dire qu’avec la quantité lâchée, il y a de quoi faire plus d’une ménagère, certes toxique mais ...
Ces jarres sont curieuses pas vraiment alignées plutôt déposées en concentrations statistiques selon des lignes directives sans doute cosmologiques
Funéraires sans doute mais il ne reste aucune information autre que ces trucs de pierre usés
il y va du syndicat, il y va de la lumière du studio, ainsi que des rapports d’argent, salarié, d’investissement médiatique
faut il être l’écho de l’horreur du monde dans sa version journalistique ou au contraire pousser quelque porte d’une maison locale et décrire simplement ce qu’on y voit, bazar à la Ben, dont la collection de coquillages, le pré islamisme idéalisé, le Viet Nam réduit à des clichés, ou encore l’éloge du prédateur commercial dans l’évidence neuro-comportemental de réduction du monde