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Il était mort et ne le savait pas

 

Il était mort et ne le savait pas

https://m.youtube.com/watch?v=r0yXqU-w9U0

Il était mort depuis un certain temps et ne le savait pas puisque tout par ailleurs semblait comme avant , les lieux, les pièces, les amis, les activités , parfois cependant il lui semblait que les êtres qu'il fréquentait avait une texture transparente, un peu évanescente, un effet de 6, 4, 2 qui ne renvoyait en retour à aucun sentiment identique pour lui même, non sans que parfois lorsqu’il trouvait qu’il évoluait de manière assez somnambulique, le réveil de Valdemar lui évoquait un horreur qu’il cherchait à évacuer le plus vite possible, il pensait qu’il s’agissait tout au plus d’un phénomène classique de mort sociale liée à la cessation d’une activité qui l’avait tenu pendant des années douze heures par jour et où paradoxalement il occupait dans le fond la place du mort, bien sûr recouvert par les assauts répétés de phénomènes imaginaires à tonalité amoureuse, il glissait facilement au moins intérieurement à l’invite du côté de l’amour du savoir, il savmourait cette situation hors sujet qui le nourrissait d’un semblant dont l’écoute de la structure le détournait à chaque pas, dès lors qu’une formation de l’inconscient venait troubler cette carte du tendre et mieux qu’un silence soulevait cette présence dont il était l’étrange émanation, cette fois comme un réel qui ne lui laissait plus que la place du concept . Il y avait un bénéfice secondaire qui venait donc pas tellement de la répétition des litanies du même, mais bien de cette liberté d’un ouvert qu’induisait ce réel. Il y faisait écho tant pas la lettre que par l’image, poursuivant les projections abstraites de la forme. Livré à sa singularité par un choix de désistement de cette place, il était confronté à la violence de devoir réincarner en continu son existence matérielle, mais le jeu des déplacements ne fonctionnait plus , d’autant que les interlocuteurs nouveaux qu’il trouvait lui évoquait volontiers un groupe d’art thérapie plus qu’autre chose, d’autant que ce nouveau milieu, beaucoup plus aride économiquement que celui qu’il quittait et qui le quittait, avait toutes les caractéristiques sordides des rivalités imaginaires qui fondaient la face sociale de ces anciens temps. S’il arrivait à se distraire de ces constatations, il ne trouvait plus guère la puissance du continu mais le bercement lourd de fragments de production qui faisaient autant de vagues que ses textes théoriques antérieurs. Le temps était donc encore assez long avant la fin. L’écourter demeurait une hypothèse des plus sérieuses. 

 

Vous êtes à la marge du monde, au delà du mur vous devinez la vie, il ne reste qu’une baraque qui ruine, quelques oliviers qui finiront sous la hache des gardiens, et ce n'est pas la distraction avec un interdit qui va faire changer une thématique vide de contenu, réduit à des activités sans consistance, quelques âmes passent par moment avant le silence des bruits de son propre cœur et du frigo, quelques voisins sont dans la même situation et errent parmi les débris, les paramètres biologiques s’affolent, les artères se bouchent, l’horizon déplace les chairs bleuies et flasques, vous êtes dans le no Man’s land des collectifs d’exclusion, vous avez peut être la chance de pouvoir relire des textes d’une ancienne inscription, de quoi occuper le temps qui reste une bonne dizaine de fois, tant que vous arrivez à déchiffrer les phrases qui se chevauchent dans l’articulé de l'interprétation rationnelle du monde, vous avez de plus en plus de mal à tenir une vision qui ne soit  pas un geste de survie au quotidien ponctué d’une pâtisserie ou d’un croissant.

 

Le président russe est très proche du chef des bikers, Alexander Zaldostanov, qu’il appelle son "frère". Surnommé "le chirurgien", c’est un gros dur à queue de cheval, charismatique, connu pour son tatouage dans le cou, avec lequel Poutine sillonne régulièrement les plaines sauvages de la Russie éternelle… On les a vus ensemble, côte-à-côte, au volant d’énormes Harley, ou dans les tribunes de manifestations. Alors peut-être, Poutine est-il vraiment venu dans ce décor tout droit sorti d’un film de Tarkovski, où les bikers se rassemblent la nuit…

Votre affection pour Ferdinand pour Ezra vous amène naturellement vers l’affection pour Alexander, sorte d’Hell End du temps

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