F(i/e)n(d/e) fine f/end unterdrückt herem
Une chimère translinguistique posera l’idée de fin dans ce qui serait une sublime débrouillardise, fine fend end fin. La lecture certes un peu tardive de l’ouvrage historique de Colette laisse toujours ouverte la question de l’infini analytique, en remarquant effectivement que les procès de Moscou ne sont pas une bonne vertu politique mais que Khrouchtchev ne s’est pas refait une virginité en livrant son rapport, de sorte que la contre expérience de la contre expérience est toujours dans l’œuf de la dite cause. Trotsky demeure le boucher de Kronstadt malgré le piolet ou Kahlo. La passe et l’école sont des ouverts du concept . La psychanalyse doit elle se réduire à une cause? Ou encore quelle est la politique de la psychanalyse?
Donc il viendrait un temps où le nom pourrait venir à sa perte, en tant qu’il supporte l’opaque du verrou symbolique, le nom de passe alors serait, avec son risque jungien de nomination imaginaire, ce qui du réel pourrait maintenir un ouvert et on ne voit pas comment une institution pourrait ici faire autre chose qu’enregistrer ou non les effets de cet ouvert pour peu que ces effets soient, dans le fond, intra mondains, ce qui est alors reflet de reflet puisque le concept est hors texte et en tout cas sans propriétaire. Il est étonnant de voir comment Colette répond à Jam sur le plagiat au nom de son scrupule citationnel alors qu’il en a rien à foutre puisqu’il parle de nature le millerien, le lacanien établi, qui est le retour de Jung dans le texte de Lacan. A l’opposé de ce visible, le travail du concept n’est pas visible et attribuable, c’est le côté scientifique de la psychanalyse. A qui appartient la topologie? Le réel est ce qui excentrique l’imaginaire et le symbolique, ce qui tient à la présence de la chose, sans avoir besoin de se soutenir de quelque Autre interprété par l’Un véritable , de sorte que l’infini freudien prend des allures moins tragiques, pour peu qu’un gai savoir vienne soutenir le repas des compagnons de route, chacun non dupe du rapport singulier de chacun à l’unterdrückt de ce qui ne cesse de ne pas s’écrire, mais qui est le bruissement incessant de l’imprévu en soi . Il y a là un déclin de l’astre arrogant qui tranche ombre et lumière, là dans ce crépuscule de l’Un court le frémissement du multiple, de ses mutations, permutations, possibles, c’est au creux de la paix du soir quand monte l’umheimlich, que se recueille la parole fractionnée schreberienne, le poème, la couleur, qui se souvient comme dirait Gdh, mais devant. C’est le temps du sans nom invisible dans le silence inaperçu . Marcel nous indique ici la place de Spinoza herem (et non pas jerem comme il est transcrit, il s’agit de חר×, prononcé pour une attitude et non pour des idées) , c’est à dire cette ombre que personne ne voit et qui écrit l’éthique, c’est une réponse politique qui n’a rien à voir avec la tribune dogmatique, le caractère insupportable d’un sujet qui passe) . C’est le lieu de l’étranger qui parle dans sa langue dominée et paradoxalement libre du dogme , le chant profond qui se rit du maître ubuesque par nature, un espace qui n’est pas vectorisé par le sacrifice.