En essayant souvenir du poème
Et donc aussitôt quelques meurtres bien visibles
En rêvant sur le cabinet de dessins
Sans cesse épuisé par son absence
Ce fragment d’elle coincé entre deux neurones
Le prix à payer
Feu la cendre
Son sang au bout des doigts
L’urgence du peu de temps
Ce reste vif qui fouette la main
Dans le souvenir de cette peau
Le visage est éteint
Et son souffle presque mort
Malgré la brûlure soleil
Cette pluie toujours
Qui ramène une ombre pressée
Ce sont toujours ces noms imprononçables
Ces trous dans le corps de l’Allemagne
Tes cheveux d’or
Les bouleaux eux n’ont pas de mémoire
Ils ne livrent aucun nom
Que le rire d’Akhmatova
Cette douleur du vivre
Là
Dans le chair qui palpite
A ne localiser aucun point de vrai
Que ces cris