Couleur musique parole
Ce treize janvier de l’an de grâce deux mille quatorze
cher ami,
devant les bruits du monde qui nous proposent aussi bien la mort de Sharon (après huit ans de coma! pourquoi le débrancher alors?),
que les enfants découpés vivants du Centre Afrique,
que cet article du New York Times sur le dépassement de la machine,
http://www.nytimes.com/2013/05/21/science/mit-scholars-1949-essay-on-machine-age-is-found.html?_r=0
point qui rejoint d’ailleurs les citoyens de tel Aviv qui sont mondialisés alors que leur voisins palestiniens continuent à croire à quelque chose relatif au sol, en ce temps aussi où la pratique picturale n’est pas sans engendrer quelques difficultés intrinsèques et non plus , comme la mollesse le supposait, extrinsèques, ( il est ainsi évident que la manque de technique croise et la virtualisation de l’art et l’essoufflement, Atemberaubend, Atemlos entre l’époustouflant et l’hors d’haleine, seinatemberaubend, seinatemlos, un imaginaire qui ne serait pas du semblant...) donc devant cet ouvrage très étrange d’Eric Laurent sur la bataille de l’autisme (en son temps, celui d’Ornicar et de Vincennes, j’ai pu considérer Laurent et continuer à le faire malgré son lien indéfectible à JAM, au bout de cinquante pages on attend toujours quelque lumière mais là le compact autour de la passe de Rosine Lefort semble se suffire en soi, ce qui rejoint la difficulté à poursuivre la lecture de Pierre Bruno... pourtant quel magnifique début!), j’en reviens à poursuivre ma lecture de Claude LS depuis les derniers textes qui sortent toujours . Nous voici au XVIIIème, de quoi ravir Jacques et surtout devant des questions relatives à la musique, à la parole, à la couleur, aux portes de la linguistique. Et Claude de nous inciter dans le fond à préciser nos outils, en sortant de la redondance de nos lectures molles elles aussi pour aborder quelques auteurs un peu plus conséquents
MPG de Chabanon, de la musique considérée en elle même et dans ses rapports avec la parole, la poésie et le théâtre, l’ouvrage est de 1785,
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1081402.r=Michel+Paul+Guy+de+Chabanon.langEN
il devrait nous aider à poser quelques termes puisqu’il ne peut alors être question que d’interroger en parallèle et Rousseau (dictionnaire de musique, essai sur l’origine des langues) et Rameau. Il me semble qu’entre un musicien et un lecteur de Rousseau, il doit être possible de préciser ainsi le sort du signifiant selon et le champ musique-parole-peinture et les structures (ce qui est peut être la même chose). Il ne faudra pas oublier du même Chabanon son éloge de Rameau
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108141f.r=Michel+Paul+Guy+de+Chabanon.langEN
. Bien sûr il faudra croiser ceci avec l’optique des couleurs de RB Castel de 1740, auteur dont nous savons alors qu’il implique de relire et Goethe et Wittgenstein
http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-107986&M=imageseule
ainsi donc...
Rousseau qui s'estimait grand compositeur et grand pÄ—dagogue musical avait monté une caballe contre Rameau . Il avait trouvÄ— en celà Ä—cho chez ses " copains " .C'est ainsi que Diderot a produit Le neveu de Rameau . En fait sur le plan de la création musicale , Rousseau était loin du talent de Rameau , qu'on commence à redécouvrir . Rousseau avait pourtant bien du talent sur le plan de l'écriture mais çà ne lui suffisait pas .Voulait il être un homme universel ?
Il y a à dire, il est vrai, sur ce qui fait leçon chez le paranoïaque, sa représentation du signe vrai, la musique n’est alors pas loin, un signe qui n’équivoque au signifiant tout en demeurant asémantique