1 novembre 14
White one
Le temps est arrêté face au white one qui a repris sa place immobile, ce goût de sang qui flotte dans l’atmosphère , écouter, peindre, il reste la marche vers là bas, peut être, les cahiers noirs de Heidegger rajoute à l’obscur de la pensée, le pied de Lacan là dedans, le truc de l’être sent son cortège de meurtre, Polisse fonctionne un peu comme Mommy , le reportage frictionnel qui cherche à disjoindre son propos réaliste à l’aide non du montage mais d’une caméra instable, flou à l’épaule, ceci pour faire notation d’avant , la grande lecture depuis les formes trilobées , la masse textuelle ironise de ça dans son dépôt numérique instable, le vide de l’aeros, aucune bordure au trou que cette rumeur qui monte depuis le fond opaque
Construire le désordre de l’image selon un plan associatif qui, comme le rêve, juxtapose les séquences , ce qui permet au regard de multiplier ou les récits ou les chemins colorés
Soi même comme une image de soi qui s’efface peu à peu
Vous pourriez parler de Duchamp mais bon,... en parler serait dans le fond aller à l’encontre de son éthique du bien dire et ne rien faire , plus exactement bien dire ce rien faire, l’art de jouir de sa vie
Être dans ce trilobé qui noue sans RSI comme écoute, carte et peinture, marcher sur le sol pour établir son erre qui rende lisible l’articulé d’un dire et d’un peint
Il y a une toile possible mais vous n’avez pas le courage de vous y mettre
Aller chercher le cadre vous semble au delà de vos forces et sans doute que la série dans le fond morte est bien où elle était
Dans ce non temps de l’attente, la pitrerie de l’exposition fait retour comme s’il fallait produire selon des lignes qui n’ont rien à voir avec l’art mais uniquement avec le masque du pouvoir pulvérisé dans ses ombres
Une toile est construite dans l’atelier
La coupure risque de lui être fatale
Surface blanche qui attend un moment hors agitation
Les acteurs sont en place dans une tonalité à définir, le vert du white one, la rampe d Auschwitz, les corbeaux et la forêt obscure du mitan de vie
L’érotisme voile sous le tulle, gazé donc
Plus bas la scène se déploie naturellement, les barques perdues sur fond coloré, la barque de Charon et la famille morte ou presque, vue prise depuis la chambre à gaz
Pourchassés, harcelés, destitués et privés de leurs espaces de vies séculaires, de leurs droits et légitimité, n’acceptant pas le tribut sous forme de Diktat avilissant de la civilisation, ne pouvant plus lutter contre les intérêts des systèmes d’exploitation de la forêt Amazonienne : ils choisissent la Mort !
Et la fête continue