comme un juif en France
Le travail de Yves Jeuland est comme toujours remarquable et tente de nous rendre moins stupide au usant de la longue durée puisque nous partons de Dreyfus jusqu’au bourbier moyen oriental actuel. Les deux parties fonctionnent selon une dialectique complexe puisque l’actuel demeure toujours dans le refoulement de la première. Les composantes de l’antisémitisme semblent inépuisables et prêtes à faire retour dès qu’il s’agit de faire consister l’autre au titre de la ruine de soi. Les prémisses de la Shoah dépassent les possibilités de l’archive, puisqu’il faut intégrer un grand passif chrétien auquel s’ajoute la montée du capitalisme au XIXème qui s’accompagne toujours de la montée des nationalismes puisque le capital inscrit toujours sa logique entre libéralisme international et régulation étatique des pertes; il suffit de voir l’offensive actuelle pour s’en convaincre
Dans “La lettre des gérants”, la société bordelaise de gestion de portefeuille Champeil Asset Management (CAM), à Bordeaux, rappelle que le CAC 40 a retrouvé en octobre ses niveaux de septembre 2008 : d’avant la crise financière. Ce qui n’est pas le cas de l’économie, qui “est plus dégradée qu’il y a cinq ans”. Malgré les risques d’une bourse à la hausse dans une économie apathique, Axel Champeil, directeur général délégué de CAM, confirme le potentiel des marchés actions. Car il prévoit une amélioration de la conjoncture et observe que la “valorisation des marchés reste en deçà des moyennes historiques”. Il s’inquiète pourtant d’un risque de “crise monétaire” avec à la clé une hausse préjudiciable de l’euro. D’où l’idée que la Banque centrale européenne (BCE), qui se réunit demain jeudi, sera à terme obligée de prendre “un virage expansionniste”. La BCE pourrait être ainsi obligée de fabriquer plus de monnaie, suggère “La lettre des gérants”. Attaché aux grands groupes, CAM préconise un investissement significatif en devises, “principalement en dollars”.
L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a abaissé vendredi d'un cran la note de la France, la passant de AA+ à AA.
"Nous considérons que les mesures de politique économique mises en œuvre depuis depuis le 23 novembre 2012 [date à laquelle S&P avait confirmé la note du pays] n'ont pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10 % jusqu'en 2016", fait valoir l'agence. Elle estime aussi "que le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme".
on ne peut traiter d’histoire des mentalités sans référence politique, mais on ne peut tout autant disjoindre la shoah comme réel du capitalisme, de sorte que le refoulement de la bête refait toujours surface , que la France pétainiste n’a pas disparu, que la guerre d’Algérie demeure interdite, que le clivage israélien français est toujours actif, que la question palestinienne est une réalité face à un état qui se radicalise dans un rapport complexe à la politique américaine, que la France qui fut peut être une terre d’asile n’a aucune politique immigratoire d’intégration adaptée à la réalité actuelle c’est à dire la montée des peuples du Sud poursuivis par les désastres de la décolonisation, qu’une centaine de personnes meurent de soif dans le désert aucune suite, que des massacres sans nombre se poursuivent en Afrique, silence. On ne peut dissocier tous ces problèmes qui ne peuvent s’entendre que comme l’actuel de la Shoah.