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Autrejouir à mort

 

Autrejouir à mort

 

Le paradoxe de l’écriture borroméenne est à la fois de matérialiser la distinction des jouissances mais en même temps de rendre l’intrication de ces jouissances structurelles, de sorte que ce qui s’écrit va nécessairement impliquer des jeux d’implication forte, laissant de fait le parlêtre dans une position plutôt obsessionnelle puisqu’il va chercher à faire du sens entre l’Autrejouir qui l’intime et la jouissance phallique qui l’expose à l’hétérogène des différences, et lorsqu’il tentera de promouvoir une sorte de libération phallique au nom d’un ouvert dénoué, il lui faudra en payer le prix, la fantaisie d’un Autre déchaîné, il est possible d’ailleurs que l’évolution de notre monde après tout fort addictif soit sur cette voie, ce qui n’est pas pour rassurer le moins du monde, dès lors que l’horizon des événements est bien matériellement ce trou noir où le moi se défait, sans la possibilité du réveil qui offre au moins le bornage supportable, l’éveil étant toujours de l’ordre de la mise en place d’un système discret d’opposition qui fait courir la pensée inscrite loin de la confusion fusionnelle à quoi appartient la féérie du possible tout autant que la somatisation la plus radicale, et pourtant comment ne pas rêver d’être soulagé du poids de l’existence qui nous impose les embarras du différent, dormir donc, et au besoin poursuivre par le jeu universel des images continues le rêve d’inexister et donc d’être soumis au caprice mortifère de l’Autre, il semble que le père de Kafka ou celui de Freud ou celui de Schreber ont disparus dans la Grande Guerre et qu’à la place s’est mis en jeu un régime économique totalitaire qui d’emblée a promu la chair humaine comme élément de base du commerce, du moins si cet universel de communication ne s’accompagne d’un minimun de civilisation, devenir après tout comme l’idéalise le japonais parfaitement snob, c’est à dire attentif à l’exactitude des détails, sous peine d’une boucherie totale qui n’est pas le fait unique des guerres classiques mais bien l’extension du domaine du bricolage biologique sous toutes ses formes, forme superficielle de survie du moi réduit à une pure combinatoire de formes que la discrétion d’un point peut trouver comme application, le ravinement du raffinement dont Oshima essaya de dire quelque chose mais comme dans un rêve bien sûr, toujours, l’extension du domaine de l’Autre déphalle le parlêtre sauf à établir l’insu que sait d’un nouage qui n’étant plus trinitaire ne serait pas pour autant le défaut renoué d’un Joyce, d’un Céline, d’un Pessoa

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