Alexandre Grothendieck était-il fou?
cette question joycienne pose aussitôt la différence dans la gestion du sinthome psychotique, sur la base de la mort du sujet avec son champ différentiel entre les paroles hallucinées et les paroles imposées. Un sujet psychotique peut-il savoir y faire avec son sinthome de sorte qu’il dérivera ou non vers une paranoïa ou une psychose lacanienne? Il y va après tout de la question de Dieu
Depuis sa création, la LRA, au nom d'une idéologie crépusculaire, a multiplié les actes barbares (esclavage, meurtres, mutilations, viols...), non seulement en Ouganda, dont elle a été chassée en 2006, mais aussi en Centrafrique, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. D'après les chiffres livrés par l'ONU, elle aurait tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.
revenons à Alexandre. Sacha Schapiro (Tanaroff) son père état un anarchiste russe qui fuit la Russie dès 1922 pour Berlin où il rencontre Johanna Hanka Grothendieck, journaliste anarchiste mariée avec Johannes Alf Raddatz, Le petit Alexander va porter le nom de son père Raddatz mais sa mère divorce et reprend son nom de jeune fille. Son géniteur le reconnait mais il portera le nom de son grand père maternel. En 1933 le nouveau couple part pour la France et en 1936 les voilà en Espagne. Tandis qu’Alexander est confier à Hambourg chez un pasteur protestant. Il a 6 ans. Mais dès 39 le pasteur le met dans le train et le voilà à Paris chez ses parents. Son père est arrêté, lui et sa mère déportés en Lozère. Il est séparé de sa mère et élevé caché avec d’autres enfants.A la fin de la guerre il a un bac, sa mère retrouvée, et la fac de Montpellier qu’il fréquente peu puisqu’il préfère s’intéresser à l’intégrale de Lebesque. ce serait une première question dans son texte qui demanderait un peu d’attention. Il est rapidement à l’ENS avec Dieudonné et Schwartz. Bien qu’apatride puisqu’il ne veut faire son service militaire, il est au CNRS, chez Bourbaki, professeur au Brésil, au Kansas, à Chicago. Il travaille entre analyse fonctionnelle et géométrie analytique. Il a un fils dont la mère et peut être cette Mireille dont il aura trois enfants. En 1957 une grave dépression à la mort de sa mère. Autour de la géométrie algébrique construite il rencontre Thom. En 1966 il refuse d’aller en Russie pour la médaille Fields. 68 lui ouvre la contestation sociale et l’abandon de la science pour «survivre et vivre»
lutte pour la survie de l'espèce humaine, et même de la vie tout court, menacée par le déséquilibre écologique croissant causé par une utilisation indiscréminée de la science et de la technologie et par des mécanismes sociaux suicidaires, et menacée également par des conflits militaires liés à la prolifération des appareils militaires et des industries d'armement
il est prof au Collège de france où il enseigne « Faut-il continuer la recherche scientifique ? »on le fout dehors. Son nom semble avoir disparu de la mémoire du collège. Par contre le cours de Françoise Combes sur la matière noire est en ligne.
en 72 au USA il rencontre Justine Bumby étudiante en maths, divorce et fonde une communauté près de Paris. Puis dans l’Hérault, il est prof à Montpellier. John nait et Justine le quitte.
il publie entre autres l’esquisse d’un programme
http://matematicas.unex.es/~navarro/res/esquissefr.pdf
et surtout
recoltes et semailles
http://lipn.univ-paris13.fr/~duchamp/Books&more/Grothendieck/RS/pdf/RetS.pdf
en 90 il se retire à Lasserre
il meurt en 2014
ça fait 24 ans
http://webusers.imj-prg.fr/~leila.schneps/grothendieckcircle/GrothKansas.pdf
il y a plein de choses en ligne pour qui voudrait creuser un peu la question qui reste ouverte de fait
petite incidence qui passerait sans doute par Newton et Leibniz et plus précisément par ce cher Cantor
un petit tour par la quantique
et cette idée que le sens de Dieu tient à la jouis-sens soit ce qui tient de l’imaginaire et du symbolique. Il ne s’agit surtout pas qu’un autre type de jouissance vienne du réel perturber ou le rite ou l’extase, cas alors c’est bien le sens qui défaille et avec lui la divinité. Après tout les méditations freudiennes in fine si elle situe la base d’une histoire des religions, interroge ce qu’il en serait d’un sujet non moïque c’est à dire non paranoïaque, pour lequel l’hermétique est po-ethique, c’est à dire invention. Le paradoxe du capitalisme c’est qu’il oeuvre à la fois pour détruire ce qui lie mais aussi pour ce qui invente, posant le joyce comme solution à la dissolution du père. Ce à quoi la passe tient.