The place beyond the pines
On sent bien que ces 2h2O reposent sur une contradiction entre les deux histoires qui se succèdent et se mélangent de manière plutôt artificielle et le montage découpage qui bave un peu trop , comme si l’on était aussi un peu dans la logique de série qui n’a plus à s’inquiéter de la forme. La caméra va suivre au départ le mouvement d’une moto (il serait intéressant de savoir qui est le chef opérateur parce qu’à plusieurs reprises il y a des plans très godard ...) , le pilote est un errant tatoué qui vibre dans une sphère de métal et qui découvre qu’il est père, sauf qu’il a disparu avant cette naissance, et la mère a refait sa vie, même si elle aime toujours cet homme enfant sauvage qui se met à attaquer des banques avec jubilation pour finir sous les balles d’un flic qui va s’appuyer sur ce meurtre héroïque pour non seulement vendre ses ripoux de collègues tellement il est pur, tellement il est ambitieux politiquement, mais voilà les deux hommes, le bandit et le policier, ont des fils du même âge qui se rencontrent, ce qui bouleverse un peu tout ça, pas au point en tout cas de compromettre la carrière du politique, d’ailleurs le fils du bandit reprend en moto la route de son père. Univers oedipien au possible où l’interaction père fils fonctionne de partout, à travers un réalisme politique parfaitement noir. Les personnages sont d’ailleurs positifs au sens de l’acceptation de leur destin. Eloge de l’adaptativité et caractère implacable des déterminismes .