Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

strangers on a train

strangers on a train 

 

tout film d’Hitchcock est toujours une leçon de cinema, d’invention formelle, au delà du caractère toujours efficace de ce qui se raconte, c’est un temps où l’écriture obéissait à une nécessité de fond et non pas de forme, le cinéma de la cinéphilie  dont l’actuel est poussière passée, ici Chandler retravaille le roman de Patricia Highsmith, il y a même Patricia la propre fille de Hitch et bien sûr Hitch lui même , le scénario est difficile à établir, Chandler insupportable, c’est Ormonde qui va faire le travail, il faut dire que Hitch se méfie des studios et de leur nuisance au montage, il tourne mais il n’y a que lui qui peut monter le film, sauf bien sûr à son regret pour la scène du tennis où il doit abandonner en partie devant le «trop de matériel», d’emblée nous sommes embarqués par le croisement des pieds, des rails, nous avançons au ras du sol jusqu’à ce que Guy heurte Bruno comme par hasard alors la caméra s’élève mais elle gardera le souvenir du premier plan, souvent en dessous, tout est toujours un dosage du détail, lorsque Guy va «tuer» le père et qu’il trouve Bruno, le chien va faire diversion d’attention dans l’escalier, de sorte que pensant au chien nous oublions le père et la trop grande facilité de la manoeuvre de Guy, de même que le trop long tennis est coupé de la recherche du briquet perdu aux égouts, et cette main infinie qui ramasse l’objet preuve jusqu’à la mort, avec le recul Hitch trouve les deux comédiens principaux un peu faibles et le dialogue assez peu réussi, ce qui vient se croiser avec un final spectaculaire pris entre scène réelle et maquette qui détourne d’une autre possibilité, la soeur jouant effectivement sur place le rôle de la femme tuée, mais il aurait fallu une police moins bête, si Hitch doit prendre Ruth Roman et Farley Granger, il peut mieux tisser le personnage de la femme de Guy et de la mère de Bruno, toutes deux merveilleux monstres psychopathiques et paradoxalement personnages principaux de l’affaire, ce qui aurait pu être un fléchissement intéressant, le personnage de Bruno est certes plus vivant que son bon double Guy, qu’une lecture semble avoir établie comme homosexuelle, et le jeu des mains qui tuent un des thèmes constant d’une logique de fascination

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article