17 novembre 14
Vous êtes dans un hôpital, médecin, mais vous avez peut être été malade, le patron ne vous garde pas, vous devez partir, ce jour là, il y a des travaux, la première chambre est ouverte et bouleversée, vous reconnaissez un détail, un lavabo, une femme surgit qui veut vous prendre en photo, vous voyez très distinctement son visage, vous devez la connaître, mais vous vous éloignez, face à cette sorte de célébrité, temps perdu lointain
Au bord du Mékong les eaux dormantes du marché de nuit, temples et bouddhas, nous devenons thaï, changer pourquoi, sur l’autre rive le styx toujours, le Charon risque d’être chinois, par lequel tout est l’objet du faussaire, d’autant plus que le supposé authentique a disparu
Vientiane est un rêve ancien
Le paysage est assez plat, route rapide, Hoo parle beaucoup, le véhicule et routes plus confortables, on est à distance des choses, c’est organisé en un mot
Le retour au Mekong rajoute forêt et lumières, on roule roule, coincé entre les bananiers, le roi roule à gauche et les esprits ponctuent les rives
Tout cela est plus net
Ce retrait du sensible
Nongkhai Chiang Khan
Écrire non pas sur le paysage mais sur le vide entre les choses