Le goût de la cerise
Kiarostami nous fait tourner autour d’une tombe, celle d’un homme encore vivant mais qui ne veut plus ou ne peut plus vivre, qui porte la mort dans ses souliers , qui cherche un fossoyeur, un kurde, un afghan, un militaire, un prêtre, mais ils se défilent devant cette étrange demande, seul un vieil homme mais taxidermiste accepte non sans parler de son propre cas sauvé de la corde par le goût d’une mure, notre homme hésite peut être, il regarde le jour se lever, il regarde la ville, les militaires qui marchent au pas, l’orage menace, dans la nuit, il se couche dans sa tombe et ferme les yeux, voilà l’histoire est finie, on range les caméras, restent les militaires, le suicide demeure le seul horizon d’un monde totalisé, même pas...nous sommes en Iran, le visage objectif du monde , à la fois le désespoir objectif et le voyage en Iran comme nécessité logique