la reine des pommes
à la limite d’un Rohmer, d’un film comique, d’un navet, se glisse ce personnage féminin un peu nul, un peu émouvant, perdu, halluciné, essayer de survivre en climat détestable, l’ami la quitte, elle pleure et se retrouve à essayer de l’oublier grâce à d’autres hommes de passage qui, en fait, lui apparaissent de même visage, le visage de l’amant perdu, elle est donc malléable aux désirs des autres, quitte à s’y loger comme le révélé après tout de ces fantasmes, c’est là qu’un instant le film bascule vers un réel que recouvre difficilement la couleur de fantaisie, il y a parmi ces hommes, le tremblant, le mari de sa patronne... un petit maître pervers auquel elle s’abandonne, mais c’est une comédie, on ne changera pas de registre pour souligner l’effroi dans le regard pervers de cette docilité absolue