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hommage à Jean Paul Michel pour son a-cours sans recours à propos de la mise en oeuvre des écrits de

hommage à Jean Paul Michel pour son a-cours sans recours à propos de la mise en œuvre des écrits de Jean Marie Pontevia

 

Sidéré... ainsi étais-je et ainsi ai-je participé à ce que Jean Paul Michel a décidé de nous démontrer par le biais de la succession d’une sorte de cours (je dis a-cours avec ce qui vient alors prendre de court, faire sa cours...) et d’un discours enroulé autour d’un impossible à dire ce qui déjà était démontré comme impossible à écrire. 

Sidéré... réduit à une pensée qui cherchait à se positionner dans le champ du concept lacanien , errance d’un imaginaire qui ne serait pas du semblant, pensée qui ne trouvait que son propre rapport sans parole à la peinture, cette lutte féroce avec des bouches dentées qui surgissent dès lors que je cesse d’être en pensée de peindre, faces que je cache comme des traces du sans nom qui préside en bout de table, le festin du Satiricon

Le difficile évident à écrire sur le proxime Bacon, l’évidence du cri

Le difficile qui surgit en ce point de la cure où justement tout est réduit à ce cri, le supporter même lorsqu’il traverse l’analyste comme son propre cri, cet insu autour duquel se construit sa propre structure, cet insu freudien dont Lacan a essayé de nous extraire d’une passe sans doute à jamais différée, car comment ne pas s’interroger sur les divers modes d’identification au travail dès lors qu’à l’identification imaginaire va faire suite une identification au signifiant mais demeure l’enclos d’une identification au réel, point obscur qui permet sans doute la transmission d’un savoir mais aussi d’un secret
La bouche de Freud demeure au creux de notre pratique, la pulsion invoquante, la voix de cet analyste là, d’un à l’autre jusqu’au silence. Ne plus entendre la voix, le cri de Freud, refoulement du secret

Le difficile tout autant de pouvoir tenir un discours esthétique, est-ce éthique? ce balancement entre une science de la peinture (telle qu’elle est appelée peut être par Pontevia) et dont Didi Huberman a pu représenter l’actuel le plus vif ( et nous tenons le champ ouvert par Warburg conséquent à ce projet) , science la peinture donc ou refus de toute science (au titre du poétique aconceptuel de Bonnefoy) 

Certes nous éprouvons certainement quelque réticence à avancer dans un champ aux accents jungiens, comme à réduire le sensible au jeu de lettres

Mallarmé cependant

il y a du réel, certainement, intrinsèque et extrinsèque à la structure, structure qui se déploie au spéculaire qu’énonce le langage,nouage de la structure qui, d’origine , se déploie comme RSI

il n’y a pas de naturalité du parlêtre, l’ethologie est prise au langage

l’imaginaire tient au réel d’un ouvert et au symbolique d’un sens

 

 

le réel est d’ailleurs double puisqu’il consiste au nombre qui fait portance au signifiant, tout en demeurant ce à quoi se réduit la structure, point triple de la surface de Boy

 

réduit aux fragments d’un texte insommable, autant de tableaux, autant de textes pluriels, icône inépuisable qui capte l’éclair , la brillance fugitive du réel, non pas un universel de cet éclat de l’être qui pourrait ainsi se construire en une science de l’image mais éclipse mouvante de l’être , étrangeté au creux de l’image. C’est l’icône comme étant de la main de l’Autre qui atteste d’un universel. Demeure le singulier inconsistant , une brillance sur les pavés de l’hotel de Guermante

et dès lors toute puissance de l’imaginaire,

 un savoir hors langage si l’on tient que le langage est hors signifiant, support propositionnel

il y a une théorie des couleurs à reprendre qui n’est pas ineffable

rendre au visible sa visibilité , mais cette puissance du réel dans le champ scopique dépend du langage qui le rend visible, le réel visible dans l’imaginaire; il n’y a pas un impossible de la représentation mais un impossible dans la représentation, et dès lors un impossible à dire , à écrire qui n’est pas ineffable mais structurel

demeure aussi la question de l’effacement des images dans le monde moderne, car si l’on peut tenir le geste de Bacon comme classique au sens où il cherche à rendre visible, il participe aussi à la clôture de la représentation, prise au zapping de la semblance, l’oeil affolé ne peut plus s’arrêter, être arrêté par rien. Le fait même que l’art conceptuel ait été possible suppose effectivement cette clôture qui est conséquente à la fermeture de l’inconscient, selon le temps de la présence universelle de l’objet dans le monde, à savoir l’universel de camp selon les modalités d’ailleurs plus ou moins soft d’un nouveau type de maître qui ne peut même plus se localiser dans l’icône du duce ou du furher, un monde contrôlable, calculé

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