Die Wand
Julian Roman Posler adapte le texte de Marlen Haushofer qui pourrait être une dérive heideggeriennede l’ange exterminateur de luis Bunuel qui lui est un film politique, le monstrueux est derrière la façade respectable. Le film plus récent est une oeuvre où surgit l’angoisse de l’être défait du lien à l’autre au point que lorsqu’un homme se pointe l’héroïne n’a de but que de le tuer, là on retrouve l’autre thème même si ceci se creuse de la mort du chien, dont l’écho privé est tout à fait réussi, une solitude extrème au delà de l’extrème pourtant déjà plus que patent. La femme sans nom survit grâce à quelques circonstances favorables, un chien, un fusil, des réserves, une vache, du gibier, elle passe de la peur du surgissement de la Chose pour se fondre dans les choses en une pente océanique qui sent bon le penseur dans sa hutte de Todtnauberg en forêt noire où nous avons déjà croisé ce pauvre Celan, c’est en moment océanique que la tension jusque là remarquablement entretenue justement par les gestes méticuleux du quotidien glisse vers cet effet de sens, la fusion du sujet dans l’Autre, le silence neigeux de l’être. En même temps passe l’ordinaire de nos solitudes absolues, irréversibles, et les fragments disparates de nos illusions communes.
elle s’abandonne à la chaleur du Dieu
elle scrute l’horizon vide
elle écrit son témoignage avant se sombrer définitivement dans la folie
elle hurle de terreur
elle tue presque tout ce qui bouge et devient menace vitale et non plus fantasmatique
à l’horizon du monde, derrière la vitre de l’@parole
Die Wand, la distorsion et non pas le mur invisible