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cassavetes

 

shadows

 

too late blues

 

a child is waiting

 

faces

 

husbands

 

minnie and moskowitz

 

a women under the influence

 

the killing of a chine bookie

 

 

opening night

nous sommes vraiment dans le sublime, la passion et donc du cinéma, le glissement incessant d’un médium l’autre, filmer le théâtre enfin, c’est à dire comme opération totale et ce parce qu’il s’agit de montrer ce que donne l’arrivée du dieu bachique sur la scène, dans le désordre de la perception phénoménale du monde surgit la mort de la jeune fille, la jeune fille hallucinante donc, l’alcool, le rouge, le cadrage décadrage, bref il y a beaucoup à entendre du côté de l’écriture de l’image, ce négligé de la psychanalyse

il faudra reprendre tous les films de Cassavetes, son théâtre, et ses rôles, le côté Welles du bonhomme

 

gloria

 

 

love streams

Cassavetes va mourir, il filme chez lui une histoire, celle d’un type épuisé qui signe des chèques à des filles d’un soir, qui croise un fils jamais vu de manière catastrophique, qui boit, cherche une chanteuse dans une boîte gay, va vomir chez elle, sourire toujours charmeur, un frère qui nous montre en miroir la desespérance du vivre, et voilà la soeur folle qui surgit, dépouillée d’enfant, retour d’un voyage indicatif en Europe, surchargée de bagages, longues séquences caméra décentrée, brutalité des corps qui se heurtent parfois, indistinction entre le jeu, sa direction, extrême souplesse de ce style magique

Ils sont donc libres de toute attache puisque leurs liens ne comprennent rien au flux d’amour, alors elle décide de s’occuper de lui, alors elle fait entrer l’arche à la maison, animaux improbables d’intérieur et elle crise en dedans, alors il se lance dans son délire à elle sous l’orage, elle se met à fantasmer et à rêver, vouloir tragiquement faire rire sa fille, et c’est le rêve du chant qui l’apaise, tout est bien, elle repart vers nulle part avec tous ces bagages et il reste seul derrière la vitre humide un verre à la main face au vide qui vient

 

une femme sous influence

 

la femme est folle et son travaux public d’homme l’aime, mais elle fait n’importe quoi alors on l’hospitalise, lui est complétement perdu, ils amènent les enfants à la plage, et elle revient et c’est pareil, la camera bascule là dedans comme dans un rêve instable, sans cesse l’horreur, la bêtise, la famille bousculent le fond lascif des anges, Rowlands est toujours prodigieuse et Peter Falk bien sûr

 

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